‹ Une ambassade française en Orient sous Louis XV;Chapitre 33 sur 61 · ARRIVÉE DU COMTE DE BONNEVAL · texte numérisé non relu

ARRIVÉE DU COMTE DE BONNEVAL

Le comte de Bonneval. — Ses exploits pendant la dernière guerre; rcputatioa universelle dont il jouit. — Sa faveur à Vienne. — Caractère original de ses qualités et de ses défauts. — Principal mobile de toutes ses actions. — L'orgueil de race. — Haine de Bonneval pour les ministres en général. — Helour sur ses querelles avec Seignolay et Chamillart.

— Son refroidissement avec le prince Eugène. — Causes de sa rupture avec l'Empereur. — Mésaventure de la jeune reine d'Espagne. — Rassemblée tenue chez la marquise de Prié, — Propos de Bonneval.

— Son arrestation. — Ses violences; il fait appel à l'Europe. — Lettre de défi écrite au prince Eugène. — Condamnation de Bonneval: hésitations de l'Empereur. — Bonneval subit sa ])eii)e, quitte l'Autriche et se retire à Venise. — Motifs qui le poussent à passer chez les Turcs. — Il traverse l'Adriatique, débarque à Raguse et se jette en Bosnie. — Ses compagnons de voyage. — Il est retenu à Serajevo. — Ses projets politiques et militaires; espoir qu'il fonde sur le concours de la France. — Première lettre au marquis de Villeneuve. — Embarras du grand vizir et de l'ambassadeur. — Listructions envoyées de Versailles. — Bonneval abandonné parla France. — Mystérieuse sentence des inquisiteurs d'Etat. — Commission donnée au baile do Venise. — Séjour forcé de Bonneval en Bosnie; ses périls, ses angoisses. — La crainte d'être livré aux Impériaux le pousse à se déclarer musidmao. — Seconde lettre au marquis de Villeneuve. — Bonneval prend le turban.

— Récit de son abjuration adressé à Voltaire. — Prolongation de son séjour en Bosnie; ses occupations; il croit découvrir des mines d'or. — Tout en le négligeant, les Turcs ne l'oublient pas et le tiennent eu réserve pour l'avenir. • — Solidarité qui s'établit entre ses projets et les visées de la politique française.

Pendant la deuxième année de son ambassade, \ illeneuve put croire qu'un secours nouveau, — inattendu, entièrement fortuit, — allait lui permettre d'engager son action et en faciliter le

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