‹ Une ambassade française en Orient sous Louis XV;Chapitre 59 sur 61 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

GUKRRIC d'ORIEXT.

Subit réveil de la Turquie. — Le messager du sultan. — Déposition du vizir et supplice du kiaya. — L'Islam se lève en masse. — Villeneuve inspire toutes les résolutions politiques et militaires. — Changement d'attitude des plénipotentiaires ottomans au congrès de Xiémirow. — Débat théologique : les musulmans invoquent l'Evangile, les chrétiens le Coran. — Rupture du congrès. — Bonneval réforme l'armement et la tactique. — Son plan de campagne. — Les Autrichiens envahissent la Bosnie. — La féodalité bosniaque. — Après une lutte acharnée, les .Autrichiens sont repoussés sur tous les points. — Victoire des Turcs devant Widdin et reprise de Xisch. — Souffrances de l'armée russe dans les déserts de Tarlarie. — Furieux combats autour d'Otchakof. — Etat de l'opinion européenne au début de la guerre. — Projets de partage de l'empire ottoman. — Le marquis d'Argenson et le canal de communication entre la Méditerranée et la mer Rouge. — Le cardinal Albéroni et la question d'Orient. — Elonnemcnt causé par la résistance de la Turquie. — La France songe à profiter des succès passagers des Ottomans

pour leur procurer une paix honorable. — Instructions envoyées à Villeneuve. — Entlioiisiasnie à Constanlinople; ardeur guerrière du peuple et des milices. — Mol du reis-effendi sur le caractère rcpublicain de son gouvernement. — Ronncval rêve de porler la guerre sur les terres de l'Autriche. — .Accueil triomphal fait au jeune ilakoczi. — Bonneval s'aliène le grand vizir par sa hauteur et son indépendance. — Xégociations secrètes. — Villeneuve glisse l'un de ses secrétaires dans la suite du grand vizir. — Un ami de la Grèce réduit à se déclarer Turc. — L'Autriche accepte notre médiation. — Résistance de la Russie. — Intrigues d'Ostermann auprès de l'Angleterre et de la Hollande, en Perse, à Constantinople. — La France promet de garantir le traité à conclure.

— Importance et nouveauté de cet engagement. — Seconde campagne. — Déroute des Ottomans à Koruia. — Siège et prise d'Oisova. — Munich sur le Dm'ester. — ■ Le voyage à la mode. — Conférences infructueuses de Becliiktach. — La France s'appli([ue à gagner la Suède, afin de rendre possible une diversion dans le Xord. — Tableau d'une diète suédoise; vénalité universelle. — Aloyens dont use notre envoyé à l'égard des députés; voyages gratuits, rafraicliisscments, cadeaux en argent et en nature. — La France traite successivement avec la noblesse, les paysans et les bourgeois. — Epuration du sénat et de la chancellerie.

— Traité entre la France et la Suède. — Parti d'action à Versailles; le comte de Bellc-lsle. — .Modération et finesse du cardinal. — Commission politique donnée à madame de Mézières et dont elle se décharge sur Maurice de Saxe. — FIcury entretient les inquiétudes de la Russie. — Le prince Cautémir. — Les Russes veulent à tout prix pénétrer les intentions de la Su<^de. — Assassinat du major Sinclair. — Indignation en Suède. — Les deux cours impériales envoient de nouveaux pouvoirs à Villeneuve, mais en même temps se préparent à un grand effort militaire. — Aluuicli propose de marcher sur Constantinople et de mettre à profit les dispositions des chrétiens d'Orient en faveur de la Russie. — Disgrâce de Bonneval. — Ses occupations au lieu de son exil. — Son retour, — Changement de vizir. — Villeneuve juge l'instant venu de tenter une démarche éclatante en faveur de la paix ; il se prépare à se rendre au camp du grand vizir et décide d'entourer son voyage du plus somptueux appareil 204

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