‹ Une ambassade persane sous Louis XIV, d'après des documents inéditsChapitre 21 sur 133 · A. E. Perse, t. 3, f°« 312 sqq · texte numérisé non relu

A. E. Perse, t. 3, f°« 312 sqq

entendre raison et, le 26 décembre, l'ambassade entrait à Avignon.

« Malgré les tempêtes de la saison et de son « humeur, j'ai amené déjà ici Mehemet Riza Beg, « écrivait Saint- Olon à Torcy, le 26 décembre l, « mais ce n'est pas sans beaucoup de peines. Le « malheur est, qu'en cette occasion, chacun me « plaint et personne ne me détermine. La dépense « de cet homme est immense et les demandes « qu'il ne fait qu'en commandant sont extraordi- « naires... Il entre comme en triomphe dans les « lieux de son passage. »

Déjà délicate, la mission de Saint-Olon risquait de devenir impossible s'il avait fallu exécuter strictement les instructions du marquis de Torcy qui parvinrent à Avignon au moment où l'ambassade persane venait elle-même d'y entrer.

« J'ai reçu, Monsieur», écrivait de Versailles le marquis de Torcy à Saint-Olon sous la date de 16 décembre, « la lettre que vous avez pris la « peine de m'écrire le huitième de ce mois, et « j'ai eu l'honneur d'en faire la lecture au roi. « Ce qu'elle contient se renferme principalement « dans les prétentions formées par l'ambassade deur de Perse de vouloir être accompagné dans « son voyage par les gardes qu'il a eus auprès de « lui depuis son arrivée à Marseille, et de faire

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