FÉVRIER
Les ambassadeurs envoyés à la Cour de France jouissaient, sous l'ancienne monarchie, du privilège d'effectuer solennellement leur première entrée à Paris. Cet usage s'était établi pour honorer les souverains qui accréditaient des missions extraordinaires ou permanentes auprès du roi, et pour donner à leurs représentants une haute idée de la majesté royale.
Les entrées, dont le cérémonial variait peu afin de ne froisser par aucune différence d'étiquette les susceptibilités des ambassadeurs, étaient entourées d'apparat. Les carrosses du roi et des princes et princesses de la maison royale, se joignant au cortège, en rehaussaient l'éclat par leur magnificence. Le peuple de Paris se montrait fort épris de ce genre de spectacle et son empressement à se porter sur le passage des nouveaux ambassadeurs était extrême. Dès qu'il s'agis-
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