‹ Une ambassade persane sous Louis XIV, d'après des documents inéditsChapitre 74 sur 133 · A. E. Perse, t. 2, P 13t · texte numérisé non relu

A. E. Perse, t. 2, P 13t

2. Piquet (François , né à Lyon en 1626, mort à Ispahan en 1685. Il fut nommé consul a Alep en 1652. Ayant quitté le service de l'État, il fut tonsuré en 1660, devint sous-diacre en 1663, reçut le diaconat et le sacerdoce en 1664, fut nommé vicaire apostolique et évéque de Babylone en 1674, et un an plus tard, évêque de Gaesaropolis, en Macédoine; sacré à Aix; en 1677, il retourna à Alep en 1679 et passa ensuite en Perse.

3. La Chaise (François d'Aix de) jésuite, 1624-1709. Il était provincial de l'ordre à Lyon, lorsqu'on 1675 Louis XIV le choisit pour succéder au P. Ferricr, son confesseur.

Il fut remplacé, à sa mort, par le P. Letellier.

« chaque moment, le mouvement ordinaire du « soleil sur son zodiaque et celui de la lune, leurs « éclipses, le mouvement des planètes et leur « conjonction, les heures du jour et de la nuit, « les mois et les années, et tout cela dans son « ordre successif et naturel. On entretenait le « mouvement continuel de ces machines par le « moyen de clefs qui les montaient comme nous « montons nos pendules *. »

Ces cadeaux « si magnifiques » furent confiés, avec la lettre royale 2, à deux jésuites, les Pères Longeau et Potier qui se rendaient comme missionnaires en Perse. Fait à noter, c'était la première fois que le puissant ordre des Jésuites se disposait à suivre l'exemple des Augustins, des Carmes déchaussés, des Capucins et des Dominicains. Les messagers royaux quittèrent Paris en octobre 1682, et un an après, jour pour jour, ils remettaient à Piquet, alors à Ispahan, les commissions dont ils étaient chargés. Reçu en audience solennelle par le sophy, Févêque de Eabylone lui offrit les cadeaux de Louis XIV et lui présenta la lettre de son souverain. L'impression produite fut excellente et l'avisé prélat en profita pour solliciter en faveur des Jésuites

1. Choix des lettres édifiantes écrites des missions étrangères. Paris, 1826, 8 vol. in-8, t. IV. p. 261 sqq. : 2. A. E. Perse, t. 2, f» 139.

l'autorisation de s'installera Erivan *. Les Arméniens de Nachivan ne furent pas davantage oubliés ainsi que les autres chrétiens de Perse. Toutes ces demandes furent gracieusement accueillies et, en 1685, le roi de Perse annonçait lui-même cette nouvelle auroi de France en l'assurant de sa bienveillance pour l'évêque, les Arméniens et les « prêtres vêtus de noir » 2.

Ces bonnes dispositions étaient encourageantes. Louis XIV, affirmant ainsi son rôle de protecteur des chrétiens en Perse, n'hésita pas, deux ans plus tard, à intervenir de nouveau pour les Arméniens de Nachivan 3, et Pidou de Saint-Olon *, nommé évêque de Babylone en 1688, emportait à son tour une lettre royale pour le chah5. Cependant les Jésuites avaient développé leurs missions dans les États du sophy, en installant une maison à Chamakié 6 (1687), et le P. Beauvollier qui se rendait en Chine par Ispahan, reçut, en août 1691 7, un message qui marquait, une fois

1. Lettres édifiantes (op. cit., p. 262). Les PP. Longeau et Potier créèrent aussitôt une mission à Érivan.

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