A. E. Perse, t. 4, f
une fois approuvé par l'ambassadeur, fut soumis à M. de Landivisiau. Le maître des requêtes l'examina soigneusement avec ses collègues et rendit compte au comte de Pontchartrain du résultat de cette étude. Son rapport est trop clair et précis pour avoir besoin d'être commenté.
« J'ai l'honneur, écrivait le commissaire, le 31 « juillet 1715, au secrétaire d'État de la Marine, « de vous envoyer, ci-joint, copie des cinq articles « proposés par l'ambassadeur de Perse en faveur « de sa nation. Je les ai soigneusement examinés « avec les sieurs Grozat et Moreau, après avoir « entendu le sieur Philippe, député de Marseille *, « et j'ai fait mettre en marge de chacun de ces « articles ce qui nous a paru pouvoir être accorde dé. L'avis du député de Marseille serait de « n'écouter là-dessus aucune proposition et de ne « pas permettre le commerce de France aux « marchands persans. La raison qu'il nous en a « donnée est que leur commerce pourra faire tort « à celui des Marseillais parce que les mar- « chands persans pourront donner les soies du « Levant à meilleur marché qu'eux et que, d'ail- « leurs, les marchands de cette nation sont de « très mauvaise foi et n'ont coutume d'apporter « à Marseille que très peu de bonnes soies mé- < langées de soie de rebut ou d'une qualité infé-