‹ Une année `a FlorenceChapitre 103 sur 148 · OEUV. COMPL. — IX · texte numérisé non relu

OEUV. COMPL. — IX

fuite n'avait d'autre but que de la mellre en pratique. En effet, q land il vit les six carabiniers éparpillés dans le maquis et égares a sa poursuite, il revint successivement sur eux, et, les attaquant chacun à son tour, il les tua ions les six; après quoi il regagna le rendez-vous que les bandits prennent toujours précautionnellement pour une expédition quelconque, et où peu â peu ses compagnons vinrent le rejoindre.

Cependant, la nuit venue, quatre hommes manquaient à l'appel, et au nombre de ces hommes était Cucumello.

On proposa de tirer au sort pour savoir lequel des bandits irait savoir à Rome des nouve'les des absens; Gasparone s'offrit comme messager volontaire, et fut accepté.

En approchant de la porte del Popo o, il aperçut quatre têtes fraîchement coupées qui, rangées avec svmétrie, ornaient sa corniche.

Il s'approcha de ces têtes et reconnut que c'étaient celles de ses trois compagnons et de leur chef.

Il était inutile d'aller chercher plus loin d'antres nouvelles, celle qu'il avait a rapponer aux bandits parut suffisante à Gasparone; il reprit donc le chemin de Tusculum, dans les environs duquel se tenait la bande.

Les baidits écoulèrent le récit de Gasparone avec une philosophie remarquable; puis, comme il ressortait clairement de ce récit que Cucumello était irépassé, on procéda ù l'élection d'un autre chef.

Gasparone fut élu aune formidable majorité! — Style du Constitutionnel.

Alors commença cette série d'expédi lions hasardeuses, d'aventures pittoresques et de caprices excenlriques qui firent ù Gasparone la réputation européenne dont il a l'honneur de jouir aujourd'hui, ei qui autorise sa femme à lui écrire avec celte suscripiion dont personne ne s'étonne :

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