MAISON DE MACHIAVEL
Dans la via di Guicciardini", sous le n° 454, s'élève une petite maison à trois étages, de modeste et simple apparence, devant laquelle l'étranger passerait sans s'arrêter, si son altention n'était pasévGiliée ont à coup par ces paroles :
« Casa ove visse Niccolo Machiavélli, e vi mori il 22 giugno 4527, d'auni 58 niesi 8 e giorni 19. »
» Maison dans laquelle vécut Nicco'o Machiavel, et où il mourut le 22 juin 1527, âgé de 58 ans 8 mois 19 jours. »
La famille de Machiavel était des plus nobles et des plus anciennes; son origine remonte jusqu'à l'année 850, aux antiques marquis de Toscane. Les Machiavel avaient été. seigneurs de Montespêrloii ; mais, préférant sans doute à leur peliie principauté la qualité de citoyens de Florence, ils se soumirent de bon gré aux lois d'une république qui devait écrire plus tard dans ses slatuls qu'on pourrait être déclaré noble pour crime de viol, de brigandage, d'empoisonnement, d'inceste ei de parricide.
Exilés comme guelfes après la bataille de Montaperlo, ainsi que les parens de Dante, ils rentrèrent dans leur patrie le il novembre 1266, après la victoire de Cepparano, remportée par Charles d'Anjou sur Manfred. A dater de celle époque sa réhabilitation fut complète, et on compte parmi les ancêtres de Machiavel seize gonfaloniers de justice et cinquante-trois prieurs.
Niccolo naquit, à Florence le 5 mai 1469, de Bernard Machiavel lo, trésorier de la marche d'Aucune, et de Bartolominea Nclli, des comtes de Borgo-Nuovo. 11 perdit son père a seize ans; mais sa mère, en redoublant pour lui d'affection et de dévouement, l'entoura de soins si tendres et si éclairés, qu'elle ne tarda pas à en recueillir les fruits. Placé vers 4494 auprès de Marcello-Virginio Adriani, Niccolo montra de bonne heure les premiers éclairs de ce génie qui devait embrasser toutes les branches du savoir humain. Poète, philosophe, critique, historien, pub'icrste, diplomate, orateur, aucun litre ne manqua à sa gloire, aucune auréole à son front. A vingt-neuf ans, il fut nommé, sur quatre concurrens, chancelier de la seigneurie, et un mois après il fut chargé de, servir le conseil îles Dix en qualité de secrétaire.
Dans l'espace de quatorze ans, il fut envoyé comme ambassadeur deux fois à la cour de Home, deux l'ois auprès de l'empereur, quatre fois a la cour de France. Chargé des missions les plus délicates auprès (le César Borgia, du prime de Piombino, de la comtesse de Forli, du marquis de Manloue, des républiques de Sienne et de Venise, il conclut des traités, déjoua des complots, leva des armées. Sa réputation grandit prompiement en Italie et parvint à l'étranger. On n'osa plus décider une affaire de quelque importance sans le consu 1er, et le secrétaire florentin fut bientôt proclamé et redouté comme le plus grand politique de son temps.
Mais si sou élévation avait été éclatante et rapide, ja-
bute ne fut plus brusque et plus profonde. En
1512, les Médicis étant rentrés à Florence, pour assurer
leur domination chancelante, durcnl faire main-basse sur
to ii i e qu'il y avait de i I ■' ins la repu.
Is
. coni pire ci nlre le i ardinal Jean de
i il fut | ' i rge, el
expia par la pri: on 1 1 par la toi lure to es qu'il
avail rendu . ù sa po
Mal jtré les lourmens les plus atroces il n'avoua rien, car
il n'a. ail i II II a avi UCr, PûU [le ce qu'il eul
lïrir de la cru > il faut savoir ce que
I h té. ii i Slinche n'étaient
pa uni prison, c'était un groupe de pi i >on dont chacune
ii une enceinte