‹ Une année de ma vie, 1848-1849Chapitre 17 sur 36 · Edouard Sleinle, né 1810, peintre d'histoire, élève · texte numérisé non relu

Edouard Sleinle, né 1810, peintre d'histoire, élève

ne l'a pas apprécié, établi à Francfort, où il VesU appartient à Técole préraphaélite, appelée par les adversaires nazaréenne. Il en est un, sinon le principal ornement. Pour ma part, je le place à côté d'Overbeck et au-dessus de Fûhrich. Ce qui manque à ses tableaux, c'est le coloris ; non que l'entente et le sentiment de la couleur lui soient refusés, mais il en dédaigne le charme. S'il pèche sous ce rapport, ce n'est pas par impuissance, c'est par une erreur de jugement. Les maîtres de son école ont le tort de ne pas assez tenir compte des sens, qui constituent pourtant une partie essentielle de la nature de l'homme. Ils peignent pour un public composé d'anges.

Du 21, jeudi, au 30, samedi. — Pendant que l'ouverture de nos négociations avec laSardaigne se fait toujours attendre, les préliminaires de paix donnent lieu à un échange d'idées entre les puissances. Les dispositions pacifiques qu'elles professent et les efforts qu'elles annoncent en conformité de leurs dispositions, sont-ils sincères? Je l'ignore.

d'Overbeck à Rome, établi à Francfort et premier professeur du musée Stadel en cette ville, exécuta des fresques dans les dômes de Cologne, de Strasbourg et de Francfort, où il mourut, généralement vénéré, en 1886.

Aucune nouvelle de Félix Schwarzenberg.

Toujours là-bas, gouverneur de Milan, il attend, les bras croisés, l'ouverture des négociations. Cependant les cabinets discutent le choix de l'endroit où elles devront avoir lieu. Nous proposons Innsbruck ou Vérone, nous accepterions aussi Padoue, mais, décidés à exclure de ces combinaisons le territoire suisse, nous repoussons Genève et Bâle, reconunandées par les gouvernements français et anglais. La Prusse a revendiqué et nous nous sommes empressés de reconnaître son droit de prendre part à cette transaction européenne. Pourvu que la Russie suive cet exemple! L'inviter nous-mêmes à s'associer à l'œuvre de paix, comme M. de Wessenberg aurait dû le faire, jamais! Que diraient les gauchiers du Reichstag, les Fûster, les Violand, les Lôhner, les Goldmark, si la Russie prenait fait et cause pour l'Autriche? Ah! si le prince Félix était ici!

L'archiducÉtienne,/7a/a^m* de Hongrie, vient d'arriver ici. Il s'est démis de toutes ses dignités et est allé à Schœnbrunn, où il a été reçu froidement, offrir ses hommages à l'empereur. Il laisse derrière lui la Hongrie dans un état

1. Gouverneur ou vice-roi. L'archiduc Etienne, fils de l'archiduc Joseph, né 1817, gouverneur général de Bohême 1844-1847; palatin de Hongrie de 1847 au mois de septembre 1848; se retire à cette époque des affaires publiques, quitte l'Autriche et s'établit sur les bords du Rhin; mort 1867.

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affreux : c'est de Pesth que Kossuth, avec Louis Batthyanyi et consorts, dirige rinsurrection. Aujourd'hui la guerre civile est partout : en Croatie, dans le Banat, en Transylvanie. Les Croates, les Serbes, les Roumains livrent aux Magyars de vraies batailles. Le sang coule à flots. Enfin, prenant leur courage à deux mains, nos ministres osent annoncer leur intention de combattre, s'il le faut, la rébellion hongroise. Le général comte de Lamberg, nommé, le 24, commissaire de l'empereur et commandant en chef en Hongrie, se rendit le même jour à son poste. Trois jours après, il fut massacré sur le pont de Pestb. Le ministère le remplace par le ban JellacicM Ce personnage a singulièrement grandi dans les derniers mois. En juin, à l'époque où la cour résidait à Innsbruck, et où l'influence hongroise y prédominait, il fut, par un manifeste impérial daté du 10 juin, destitué de toutes ses fonctions et dignités. Mais, se faisant fort du fait palpable que cette mesure avait été arrachée au

1. Joseph (plus tard comte) Jellacié, né 1801; entre dans Tarmée 1819 ; sur la proposition du prince de Windischgraelx nommé général major et ban (gouverneur) de Croatie, 22 mars 1848; lieutenant général avril 1848, bat, à la tète de 75 000 Croates, les insurgés hongrois devant Vienne et prend ainsi une part décisive à la prise de cette ville; feldzeugmeister et commandant des forces dans le midi de la Hongrie mars 1849; reprend, après la campagne, ses fonctions de ban; mort 1859.

souverain, malade et empêché dans le libre exercice de son pouvoir, il n'en tint aucun compte, ne se démit pas de ses fonctions, mais se rendit à Innsbruck. Reçu dans une audience publique et solennelle, il défendit avec une mâle éloquence les intérêts de la Croatie, identiques, disait-il avec raison, en ce moment, à ceux de la monarchie. Après un succès plus éclatant que complet, car, sans être officiellement réintégré dans ses charges, il fut seulement tacitement reconnu comme en étant revêtu, le vaillant chef des Croates retourna triomphalement dans son pays. Maintenant c'est à lui que le ministère confie la tâche de pacifier la Hongrie.

A Pesth l'horizon se rembrunit de jour en jour. Jellacic avec ses vieilles bandes va envahir le royaume. La paix avec la Sardaigne, qu*on croit imminente, permettra au maréchal Radetzky de le renforcer par les régiments croates de son armée. En Bohême, où la rébellion est parfaitement éteinte, Windischgraetz organise en les augmentant les forces placées sous ses ordres, et à l'est apparaît, comme un spectre menaçant, une armée russe qui, après avoir envahi la Valachie, occupe aujourd'hui les confins de la Transylvanie et de la Bukovine. Un cercle de fer se forme autour de l'insurrection magyare. Bientôt il l'étouffera dans ses étreintes. Ce n'est

pas tout. L'armistice qui vient d'être conclu à Malmœ entre le roi de Danemark et le roi de Prusse en son nom et au nom de la Confédération Germanique, sans que les hauts contractants aient même daigné mentionner le pouvoir central de Francfort, rend disponibles les forces prussiennes engagées dans cette guerre. Nul doute qu'ellesae soient employées à éteindre le foyer révolutionnaire de Francfort. Mais si TAlIemagne rentre sous l'autorité de ses princes, si celle de l'empereur est rétablie à Vienne par ses armées, la cause de l'insurrection magyare est perdue. De là les efforts incessants de Kossuth pour fomenter les désordres à Vienne et à Francfort. Qu'il prodigue aujourd'hui plus que jamais les subventions aux meneurs des émeutes est un fait avéré. A Francfort l'armistice de Malmœ a agi sur les partis extrêmes comme un coup de foudre. Les chefs du mouvement comprirent que le moment d'agir était venu. Le 17, sous la parole enflammée de Robert Blum* et de ses amis, les conspirateurs et la foule qui suivait leur impulsion

1. Robert Blum, né 1807 à Cologne, domestique du théâtre de la ville, journaliste, libraire ; chef de la communauté a^<^ mande-catholique à Leipzig 1847; un des principaux chefs du parti démocratique et membre du Comité des GinquaJïte de TÂssemblée nationale de Francfort 1848; prend à Vienne une part très active à l'insurrection; est arrêté, condamné etex^ cuté, novembre 1848.

passaient très promptement des cris aux actes. Des barricades étaient élevées, et pendant trois jours, du 17 au 19, les anarchistes furent les maîtres de la vénérsd>le i^ille de couronnement des Césars. Cependant M. de Schmerling*, principal ministre de Tarchiduc Jean, vicaire de l'empire allemand, fit appeler des environs de Rastadt les troupes autrichiennes, prussiennes, hessoises etbadoises qui y stationnaient et, grâce à leur concours, grâce surtout à la présence d'esprit, à l'énergie et à la fermeté du haut fonctionnaire que je viens de nommer, après des combats acharnés, l'insurrection fut vaincue et l'ordre matériel définitivement rétabli. Parmi les nombreuses victimes de cette sanglante échauffourée, le prince Félix Lichnowsky', député autrichien au Reichstag allemand, marque en premier lieu.

1. Le chevalier Antoine de Schmerling, né à Vienne 1805; conseiller à la Cour d'appel 1846; premier aide de camp du commandant de la garde nationale 1848; envoyé à Francfort comme homme de confiance du gouvernement impérial avril 1848; nommé député à l'Assemblée nationale de Francfort mai 1848 ; ministre de l'intérieur du pouvoir central allemand, et plus tard aussi des affaires étrangères, de mai à décembre 1848; nommé plénipotentiaire autrichien près du pouvoir central à Francfort, donne sa démission, mars 1849; ministre de la justice dans le cabinet du prince F. de Schwarzenberg 1849-1851 ; ministre dirigeant de 1860 à 1865; premier président de la Cour suprême depuis 1865.

2. Félix, prince de Lichnowsky, chambellan de l'empereur d'Autriche, né 1814, mort 1848.

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Dans les grands débats sur l'armistice de Malmœ, la veille même du jour où la rébellion éclata, s'élevant aux hauteurs de la vraie el grande éloquence, il avait, dans une rencontre avec Robert Blum, terrassé ce chef des anarchistes avec les armes de la logique et de la satire.

J'ai beaucoup connu et pratiqué Félix Lichnowsky, à Vienne, au Johannisberg, à Lisbonne, et je l'ai trouvé partout le même : spirituel, mordant, beau parleur, brave, aimant et cherchant les aventures, susceptible comme personne et n'admettant pas que d'autres pussent l'être. Un homme qui a toujours la tête près du bonnet et la main sur la garde de son épée, malgré le charme de sa conversation, n'est pas précisément commode. Aussi Lichnowsky se sentait-il un peu isolé, et, blasé sur les amusements ordinaires, il s'adonna, tête baissée, au nouveau sport de la vie parlementaire. Député dans l'église de Saint- Paul, où le Reichstag de Francfort siégeait, il se complut, dès les premiers jours, en sa qualité de défenseur ardent des principes conservateui's, à prendre à partie Robert Blum, le formidable meneur des rouges et un des promoteurs, sinon le plus marquant, de la révolution allemande. A tout ce que ce dernier disait, le prince opposait une repartie prompte ; et près-

que toujours, au milieu des rires de la droite et des exclamations de colèi'e de l'extrême gauche, le grand seigneur confondait le plébéien. A cause du grand nombre des députés,. le règlement obligeait chaque orateur, en prenant la parole, de dire son nom. Naturellement, les chefs des différentes fractions, étant connus de tous, se dispensaient de cette formalité. Aucun membre ne Tétait plus que Blum. Mais, toutes les fois qu'il se levait, Lichnowsky, avec un sourire sardonique et d'un ton de dédain dont lui seul possédait le secret, criait : « Namen! » (« Le nom »), et le chef des anarchistes, l'homme peut-être le plus en évidence de l'Assemblée nationale, avait l'humiliation de devoir décliner son nom. De là sa haine, de là la rage de ses séides. Le 18, pendant que les troupes prenaient successivement à l'assaut les barricades érigées dans les rues étroites de Francfort, Félix Lichnowsky, accompagné de M. d'Auerswald, rencontra hors de la ville une bande de massacreurs qui les assommèrent, lui et son ami, à coups de haches. Le prince, transportéàsondomicile,expiraseulement le lendemain 19, le jour même que j'avais passé dans des émotions diverses avec sa sœur et terminé si agréablement auprès de sa mère ! On leur a mandé un détail caractéristique. Quoique littéralement haché en lambeaux, le prince n'avait

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perdu ni connaissance, ni courage, ni espérance, « Tu verras, disait-il à son valet de chambre qui l'avait vu plus d'une fois grièvement blessé en duel, tu verras, je me tirerai d'affaire. » C'esl ainsi que se termina cette courte existence. Pour faire valoir les qualités que Dieu lui avait prodiguées, pour se corriger de ses nombreux défauts, tout en tirant parti d'eux, Félix Lichnowsky aurait dû arriver beaucoup plus tôt ou un peu plus tard sur cette planète. Il eût été à sa place à la table ronde des paladins de Charlemagne. Il eùl figuré avec avantage dans VOrlando furioso d'Arioste, et peut-être mieux encore dans le Décaméron de Boccace. Ou bien sa carrière aurait dû commencer en même temps que l'ère nouvelle, dont nous n'apercevons encore que Taurore rougeâtre ou plutôt couleur de sang, et çui sera, si tous les signes ne trompent, une ère de transformations et de combats. Elle aurait ouvert au pauvre Félix un champ d'activité digne àe ses moyens. Il aurait certainement servi la bonne cause — n'en est-il pas mort le martyr? — et, à ce service, selon toutes les probabilités, épurant et transformant son âme, il aurait grandi et fini par laisser un nom marquant dans l'histoire de son pays. Mais, malheureusement pour lui, son enfance, son adolescence, sa jeunesse, ses premières années de maturité qui furent aussi

ses dernières, ont coïncidé avec la paix profonde et un peu somnolente, avec le calme de plomb qui depuis Tissue des guerres napoléoniennes jusqu'au printemps dernier planaient sur TAutriche. A un homme constitué comme Lichnowsky , il ne restait qu'à se jeter dans les aventures, à s'enrôler dans les rangs des barricadeurs ou à se faire le champion de la légitimité en se battant en Espagne sous les drapeaux du Prétendant. Pour charmer ses loisirs, il pouvait, comme il le faisait, en rengainant, saisir la plume, ou promener, dans la belle saison, ses séductions et la terreur, qu'il savait si bien inspirer, dans les rendez-vous élégants des baigneurs. C'est dans les derniers mois de cette courte existence qu'il lui a été donné de faire briller au grand jour et au service d'une noble cause ses grandes et rares qualités et d'éveiller ainsi des espérances qu'une mort prématurée et tragique l'a empêché de réaliser. Requiescat in pace!

Robert Blum est-il, comme on le dit beaucoup, l'instigateur du crime? En l'absence de preuves, il doit être permis d'en douter. Mais, indirectement, la responsabilité en retombe sur lui. L'anarchisme, qui procède d'après le système de la répartition du travail, a ses gradations et ses nuances. Son armée, dont Blum est un des chefs, se compose de soldats peu disci-

plinés de différentes catégories, et au bas de l'échelle on trouve toujours Tassassin.

Un de ces jours-ci, le hasard m'a fait assister à un spectacle aussi affligeant que burlesque. C'étaient des noirs-jaunes aux prises avec les démocs. Sur le Graben, au Kohlmarkt et dans la rue des Seigneurs, ils formaient une longue et mince colonne, se mouvant tous un à un dans le même sens, chacun accroché au pan de rhabit et labourant de sa canne le dos de son devancier. Les passants s'arrêtaient en riant; ils ne comprenaient pas que c'était un des nombreux symptômes qui annoncent la bourrasque.

Revenu, de grand matin, d'une course rapide à Leipzig où des affaires personnelles m'avaient appelé, je me trouvais encore dans mon cabinet de toilette lorsque la porte s'ouvrit brusquement. Un officier portant l'uniforme de général paraît sur le seuil. Dans le clair-obscur qui règne dans la pièce, je ne le reconnais pas d'abord, mais son aspect me fait tressaillir. C'est un homme de taille élevée, svelte, se tenant fort droit. Des cheveux peu abondants coupés court et déjà grisonnants, couvrent imparfaitement une tête comparativement petite. Le noble et pâle visage au front haut et étroit, ciselé, dirait-on, dans le marbre, produirait par son immobilité l'impression du calme abolu, si des yeux par-

lants, le regard doux et sévère à la fois, ne dévoilaient des passions ardentes, fortement contenues, quand il le faut, par une volonté de fer. Maintenant je vois qui c'est, et une âpre joie m'inonde le cœur, la joie du marin qui, menacé de sombrer, aperçoit le bateau de sauvetage. Oui, c'est bien lui. Ah! ma chère Autriche, tu ne périras pas ! Depuis des semaines, au fur et h mesure que les événements se précipitaient, je l'avais attendu avec des angoisses croissantes, et maintenant je le vois devant moi, ici, dans ma chambre ! C'était le prince Félix de Schwarzenberg. La surprise et l'extase me clouaient sur le parquet. Je ne songeais pas même à aller à sa rencontre. Il approcha de moi lentement en me tendant la main et disant : « Da bin ich » (« Me voilà »).

Du 1 "% dimanche, au 5, jeudi. — Le prince Félix (le Schwarzenbcrg est descendu au Neumarkt, dans le palais de son père le prince Adolphe, chef de la famille. Je m'y rends tous les matins à l'heure de son déjeuner : une tasse de café suivie de la chibouque. On n'est pas plus sobre. Quoique tour à tour homme de plaisir et de science, fréquentant les hôpitaux et suivant des cours d'anatomie, diplomate et homme de guerre, il est, au fond, né ascète, ce qui ne l'empêchait pas de représenter son souverain avec une grande magnificence, en sa qualité d'envoyé d'Autriche à Turin et à Naples. La princesse Mathilde, sa sœur non mariée, et en même temps sa fidèle amie et compagne dans ses missions à l'étranger, unit le don précieux du bon sens à de rares qualités de cœur. Sans jamais y prendre part, elle assiste souvent à nos entretiens, et c'est toujours avec regret que je la vois se retirer; car,

que Toii parle dans un salon ou dans une réunion publique, rien ne délie la langue et ne fait affluer les pensées comme un intelligent et bienveillant auditoire.

Je me suis permis de demander au prince s'il était venu par ordre de la cour ou sur une invitation du ministère : « Ni l'un ni l'autre », fut la réponse. Il est venu de sa propre initiative, sans congé du ministre de la guerre et même sans l'en avoir prévenu, mais avec autorisation et en conformité d'un désir du maréchal Radetzky. Depuis son arrivée, le prince de Windischgraetz, son beau-frère, toujours à Prague en sa qualité de commandant en chef en Bohème, lui a envoyé son aide de camp pour le sonder afin de savoir s'il était disposé à prendre un portefeuille ; mais, ne se rendant pas encore assez clairement compte de la situation, il a répondu évasivement. Je trouve qu'il a bien fait. Il ne peut guère être question pour lui d'entrer dans le ministère actuel. 11 faut qu'il soit chargé par le souverain d'en former un autre. Cela se fera et ce sera la grande crise. Mais pour la provoquer, pour l'accomplir avec succès, il faut des événements. Us ne se feront pas attendre. Dans le public l'apparition du prince Félix a passé inaperçue. Il en est de même du Reichstag. Ni l'un ni l'autre ne le connaissent. Mais pour les régions

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