ORDRE DU JOUR MOTIVE
©reilles comme le glasjd'un prestige désormais effacé. Celle impression a. semblé justifiée lorsque M, Darblay, membre conservateur, et jusqu'alors, partisan du cabinet de M. Guizot, a proposé un autre ordre du jour motivé : « L'assemblée, affligée et mécontente , clôt la discussion sur rincident, et passe à l'ordre du jour. ;3 Le temps n'était sans doute pas encore venu où une censure si peu équivoque pouvait avoir quelque chance de succès; une autre résolution, exprimant simplement la confiance que de telles choses ne se représenteraient jamais, a été votée par une majorité de 225 contre 146 '.
En quittant la chambre , j'ai rencontré quelques membres qui avaient voté avec la majorité, et qui étaient de nos amis communs à M. Guizot et à moi; ils ont témoigné le regret que l'absence, chez M. Guizot, des habitudes communes aux hommes du monde, que sa confiance en lui-même et son mépris pour l'opinion d'autrui l'eussent empêché de traiter cette question avec le tact qui aurait été nécessaire pour prévenir l'impression défavorable qu'elle a produite. Un esprit caus-
' J'omets maintenant quelques allusions trcs-sëvcrcs qui furent, dans cette partie de la séance, adressées à II. Guizot. Je les avais conservées comme nécessaires pour expliquer la profonde sensation produite sur l'esprit public par cet incident, et propres à montrer à quel degré cette action a été frappée de réprobation à la Cliambre même , et en présence du ministre qui avait essayé de la traiter » comme une petite affaire, n Mais je ne voudrais pas, en reproduisant ce qui fut publié à cette époque dans le Moniteur, faire croire que j'ai la pensée d'admettre de propos délibéré, et après un tel laps de temps, comme juste et fondé dans son application personnelle, tout ce que ces allusions pourraient suggérer.
lique, collègue de M. Guizot, non dans le cabinet, mais à la Chambre, a dit de lui :
« Il ne pratique pas toutes ses maximes, mais il maxime toutes ses pratiques ; » mais, dans cette occasion, cette dernière ressource même lui a manqué.
25^ janvier.
Il y a un afttre démenti donné aujourd'hui à M. Guizot, sous la forme d'une lettre de M. Z. Il avait répondu à la Chambre qu'il ne connaissait aucuii des détails de l'affaire. M, Z, affirme que tout a été arrangé entre lui et M. X. « aux affaires étrangères, » et que, chaque fois qu'il s'élevait une difficulté, M. X. passait un instant dans un « cabinet voisin » , et revenait avec la difficulté aplanie I
28 janvier.
La séance d'hier a encore fait beaucoup de tort à M. Guizot j l'attaque a été plus animée de la part de ses adversaires que la première fois. Odilon Barrot avait alors parlé avec la dignité sévère d'un jugu, et son discours était un heureux mélange de l'accusation et de la sentence. Tocqueville et Billault (tous deux capables et très-influents) ont parlé plutôt comme des avocats plaidant pour l'aggravation de la peine.