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MESURES PRUDENTES PRISES PAR LE GOUVERXEAIEXT

du gouvernement, a eu lieu, affirmc-t-on, le jour même où les ministres se sont enfin assurés que la décision de la Cour suprême serait probablement contraire à leur interprétation de la loi 5 s'il en était ainsi, il n'y aurait naturellement aucune poursuite subséquente, et, comme le ministère a pris l'engagement de faire décider la question, ce fait semblerait donner quelque probabilité au bruit très-généralement répandu, pendant les dernières vingt-quatre heures, que le cabinet de M. Guizot donnera sa démission mercredi matin. Je n'ai pu vérifier si ce bruit avait quelque fondement. Mais quoiqu'une telle résolution soit très-opposée au caractère de quelques-unes des personnes dont les démarches préoccupent aujourd'hui l'opinion publique , elle paraîtrait presque imposée par les circonstances.

21 février , 6 heures du soir.

Au moment même où je prenais note des derniers rapports que j'avais reçus sur les éventualités de la journée de demain , la scène décrite dans les journaux du soir se passait à la Chambre des députés. La manière dont M. Odilon Barrot et AI. Duchàtel ont discuté les difficultés critiques de leurs positions respectives , semble leur avoir fait un grand honneur.

Quoiqu'il y ait eu beaucoup d'interruptions bruyantes et irritantes, le débat s'est borné aux discours de ces deux hommes d'État, et il est assez curieux que sur le

point même en litige, ils n'ont pas, au fond, différé l'un de l'autre autant que l'extrême antagonisme de leurs positions politiques aurait permis de s'y attendre. Il est clair que M. Odilon Barrot a personnellement désapprouvé la ^«/«rs/- proclamation du Comité qui a déterminé le changement de résolution du ministère, et on savait déjà que M. Duchàtel , individuellement, aurait é!é bien aise de n'intervenir en aucune façon dans l'affaire du banquet; mais ce nouvel incident a rendu plus ardent encore, chez ses collègues, le désir de l'interdire.

La résolution inattendue, ainsi annoncée par le gouvernement , a motivé , de la part des membres de l'opposition , une nouvelle décision dont l'évidente nécessité nous dispense de louer une sagesse à laquelle, dans d'autres circonstances, il aurait fallu rendre hommage. Il est arrivé, comme je l'avais prévu, que le Comité du banquet avait donné un avantage au gouvernement par les termes des manifestes relatifs à la garde nationale.

Lorsque j'ai d'abord soumis cette observation à une personne qui doit connaître la matière, elle m'a répondu que les règlements militaires qui concernent les gardes nationaux ne s'appliquent à eux que lorsqu'ils sont sous les armes; mais, d'après les termes de l'ordonnance citée dans l'ordre du général Jacqueminot, — les citoyens ne jyeuvent fti prendre les armes ni se rassembler en étal de fjardes nationaux sans l'ordre, etc., etc. ; — il paraît évident que le manifeste était une violation de la loi : si l'ordre des mots avait été interverti, s'il

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fallait les lire comme on me les avait d'abord cités , — ni se rassembler eti état de f/ardes nationaux ni jn^endre les armes, — on aurait pu avoir quelque raison de dire que le tout s'appliquait seulement à l'état armé. Quoi qu'il en soit, comme on savait, depuis quelques jours, que les gardes nationaux se rassembleraient au nombre de 10,0(K)au moins, il eût été beaucoup plus juste et, probablement, après tout, beaucoup plus prudent de- la part du gouvernement, de publier cet ordre quelques jours plus tôt. Il est impossible, dans les premières heures de la soirée , de constater l'effet que ce changement soudain peut produire sur l'état d'exaspération actuel de l'esprit public. J'étais aux Tuileries ce soir, où , quoique le fait ne m'ait pas été directement affirmé par Sa Majesté, le Roi et la famille royale paraissaient soulagés; mais le préfet de la Seine, que j'ai rencontré, et qui a plus d'occasions que beaucoup d'autres de découvrir la disposition du peuple de Paris , a exprimé de grandes craintes à l'égard des événements de demain.

22 février.

Je reprends mon récit des événements ici depuis ma note d'hier au soir. Il paraît qu'immédiat'Mnent après la séance de la Chambre , il y a eu chez \\. Odilon Barrot une réunion dos membres de l'opposition, de toutes les nuances d'opinion, où, après une longue discussion, et par suite des remontrances énergiques

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de M. Thiers, la résolution a été enfin adoptée d'abandonner le banquet fixé pour aujourd'hui, puisque le gouvernement avait annoncé l'intention de s'y opposer par la force s'il était nécessaire. Les députés se sont prononcés très à con(re-cœur dans ce sens; mais la décision une fois prise, il a été convenu qu'ils agiraient comme un seul homme, sans se préoccuper de leurs dissidences antérieures. Comme je tiens ce fait d'une personne intéressée , et que tous les journaux de ce matin disent la même chose, il y a lieu, je crois, de supposer que, pour le moment, ils agiront de concert.

On ne saurait douter que le Comité général du banquet n'ait donné au gouvernement un grand avantage par l'insertion de certaines phrases dans le manifeste d'hier matin; quoique le ton général de ce manifeste fût judicieux et uniquement calculé en vue d'empêcher le désordre, c'était cependant pousser les choses un peu trop loin que d'ordonner aux gardes nationaux de former les rangs selon le numéro des légions. Le gouvernement avait parfaitement le droit de faire -de cette erreur l'usage le plus habile; mais on allègue, d'un autre côté, que si le gouvernement avait été mû purement par le désir de maintenir l'ordre public et l'autorité légitime du pouvoir exécutif, il aurait dii faire savoir quelques jours plus lût que la véritable illé- . galilé consiste dans le rassemblement de gardes nationaux, en leur qu'alité de gardes nationaux, et que ce rassemblement n'est possible qu'en vertu d'ordres réguliers. On ajoute qu'il y avait eu beaucoup de com-

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iiuinicalions avec M. Ducliàlcl pour savoir si les souscripteurs du banquet seraient inquiétés en s'y rendant, ou s'ils ne seraient troubles dans l'accomplissement de leur dessein qu'à l'endroit même de la réunion, et (jue, quand on avait donné l'assurance qu'il serait procédé de cette dernière façon, on savait que les gardes nationaux feraient partie du cortège. Quoi qu'il eu soit, si le conseil donné d'ajourner le banquet n'avait prévalu, il en serait résulté de très-sérieuses conséquences; au point où en sont les choses, une foule de gens sont arrivés à Paris, de différentes parties du pays, dans un état d'exaspération extrême contre le gouvernement, et quoiqu'on espère toujours beaucoup des efforts tentés avec ensemble par tous les chefs des diverses sections du parti populaire pour empêcher le désordre, qui serait, ils ne peuvent en douter, tout à l'avantage des ministres , il n'y a personne cependant qui n'ait quelque inquiétude au sujet des événements de ce soif. Jusqu'à présent, bien qu'une foule considérable soit rassemblée dans les rues , il ne s'est rien passé de grave dans la matinée : il y avait de grands allroupements sur la place de la Concorde ; partout où ils étaient réunis en masses, ils se laissaient poursuivre sans résistance par les gardes municipaux à cheval et couraient dans toutes les directions avec une grande apparence de bonne humeur.

Ils ont fait des démonstrations au moment où quelques députés, cojHius de vue, passaient pour se rendre à la Chambre, mais rien de plus.

On dit que quelques fenêtres ont été brisées au mi-

go L\E AW'EE DE RÉVOLUTION.

nistère des affaires étrangères ce matin de bonne heure, et rhôtel est gardé maintenant par un bataillon de troupe de ligne. Jusqu'à présent il n'y a encore eu que des tentatives ridicules de désordre, des barricades élevées aux Champs-Elysées dans des endroits découverts où elles ne pouvaient être d'aucun usage, la prise d'un corps de garde isolé qu'on a essayé de brûler, les fenêtres de quelques ministres brisées de bonne heure, ce matin, tous incidents qui n'auraient pas manqué de se produire s'il y avait eu quelqu'un qui désirât un semblant d'explosion populaire. Cependant, quelques heures de plus peuvent éclaircir ce mystère. Quelques personnes qui se rappellent 1830 prétendent que tout cela a beaucoup de ressemblance avec ce qui s'est passé le premier jour de cette révolution.

22 février, 10 heures du soir.

J'avais reçu, quelques jours avant ces événements, une invitation à un grand diner diplomatique et officiel, qui devait avoir lieu ce soir à l'hôtel du ministre des finances. Comme on m'a apporté , à chaque heure de l'après-midi, des nouvelles de mauvais augure, et comme on a entendu, dans cette partie de la ville, un tumulte continuel , je m'attendais à apprendre que le diner avait été ajourné, mais, ne recevant pas d'avis à ce sujet, j'ai demandé ma voiture, et je me suis décidé à me rendre aux finances, car il ne m'appartenait pas de supposer que l'état où était la ville no me permettait

DixrcR AL mi\isti;re 1)f:s i'i\\\cf:s. ol

pas de lenir ma promesse à un ministre. Cependant, lorsque je suis arrivé à une vinfjlaine de mèlrcs du ministère des finances, un oificier de lanciers de service est venu vers mon cocher et l'a j)rié d'attendre que les hommes eussent replace les pavés, ajoutant qu'on venait de l'aire une tentative j)Our élever une barricade immédiatement en face de riiôtel. Cette circonstance ayant retardé mon arrivée, j'ai été surpris de voir si peu de personnes réunies. On avait reçu , m'a-t-on dit, les excuses de plusieurs convives, mais évidemment nous attendions encore quelqu'un dont on ne pouvait expliquer l'absence. On n'avait pas invité de dames , et , par conséquent , il n'y en avait pas d'autres que celles de la famille. Enfin, nous nous sommes assis, au nombre de dix-huit seulement, aune table préparée pour trente-six personnes. Tant de places vides, autour d'une table de festin, auraient, en toutes circonstances, entravé la conversation; mais, dans un tel moment, et à la table d'un ministre, il semblait plus convenable d'éviter toute allusion aux sujets qui j)réoccupaient le plus. Le seul incident rassurant qui soit survenu avant notre séparation , a été l'arrivée du directeur des postes, qui a annoncé à son chef officiel que toutes les malles étaient parties sans obstacle, ce soir-là, comme à l'ordinaire, pour leurs différentes destinations. Je suis revenu chez moi sans autre accident, mais décidé, par suite de celle expérience, à remettre un grand dîner que nous devions nous-mêmes donner le lendemain.

23 février.

Je viens de lire une copie de l'acte d'accusation des ministres présenté hier à la Chambre des députés, et signé par cinquante membres. De tous les divers moyens qui étaient offerts à l'opposition dans la situation très-délicate où elle se trouvait , elle ne pouvait en choisir un qui fut moins judicieux. Comme elle a donné, par l'illégalité évidente du dernier manifeste, un juste fondement constitutionnel à la résolution subite prise par le gouvernement, elle ne peut avec succès demander la mise en accusation des ministres sur ce chef spécial, et alors elle s'efforce d'y rattacher diverses menées inconstitutionnelles et des faits de corruption à l'égard desquels cependant la Chambre s'est tout récemment prononcée contrairement à l'opinion de la gauche. Dans la situation présente de la Chambre , ces actes mis collectivement en discussion auraient pu devenir le motif d'un changement de gouvernement ; mais, en faisant appel à la majorité pour punir ce qu'elle a déjà, sinon approuvé, au moins laissé passer sans le blâmer, les membres de l'opposition ont commis , ce me semble, une très-grande erreur. Je considère donc cette démarche comme la seconde faute que l'opposition, comme grand parti constitutionnel, ait commise dans les trois derniers jours. La première, sans doute, a été la forme de celte proclamation dont elle a autorisé la publication lundi. J'ai dit que celte |)ièce avait donne au gouvernement un juste grief parlementaire contre

FAUTES DE L'OPPOSITIOX. 93

elle, et, ennicllanllcs niinislies à même (l'on faire usa[(e au dernier moment, les promoteurs du banquet se sont trouvés dans l'alternative ou de résister à la force légale, ou d'abandonner celte occasion de défendre leurs droits avec ce projet d'une réunion à laquelle ils avaient appelé un si grand nombre de leurs concitoyens, sans pouvoir, par un avis communiqué à temps, prévenir le rassemblement de plusieurs milliers de personnes mécontentes et désappointées. Dans un intérêt de parti, les ministres ont profité d'une belle occasion qui leur était offerte d'embarrasser et de discréditer leurs adversaires; mais, jugée au point de vue plus sensé du devoir suprême, qui incombait au pouvoir exécutif, de prendre les meilleures mesures possibles pour maintenir l'ordre public, la conduite des ministres pourra difficilement soutenir un examen sérieux. Il est bien établi que pendant plusieurs jours, dans le courant de la semaine dernière, il y avait eu, au nom du ministre de l'intérieur, des négociations entre un député ministériel, président de la dernière commission de l'Adresse, et M. Odiîon Barrot, au sujet de la marcbe que le gouvernement se proposait de suivre à l'égard du banquet et de la manifestation publique. Il a été alors déclaré au gouvernement, par cet intermédiaire, que la garde nationale escorterait les députés et les autres convives de la manière convenue. Le ministre a exprimé, à ce que j'apprends, quelque répugnance pour cet arrangement, mais cependant il a été enfin entendu que le gouvernement n'interviendrait que par une protestation sur les lieux.

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Si le ministère n'avait pas abdique ses fonctions, sous Tini pression de l'alarme où il se trouvait alors, s'il n'avait pas ainsi donné indirectement sa sanction à ce qui était, comme il devait le savoir alors, une illégalité , s'il a^ait enfin , en temps opportun , publié l'ordre général du général Jacqueminot, il aurait pu emj)ècher beaucoup des désordres qui ont eu lieu depuis.

23 féïTÎer.

Les affaires ont eu, cette après-midi, un aspect beaucoup plus sérieux. La 3"^ légion de la garde nationale s'est rassemblée, mais elle a refusé d'agir, en poussant presque unanimement les cris de : I ne la Réforme! A bas Guizot ! Elle a annoncé qu'elle est prèle, comme de coutume, à protéger les propriétés privées, si elles sont attaquées, mais qu'elle ne prêtera pas son assistance pour réprimer aucune démonstration populaire contre un gouvernement qu'elle déteste. L'ordre qui avait été publié et qui convoquait la garde nationale pour hier matin, a été ensuite révoqué, et ce n'est qu'à la nuit tombante qu'on a battu le rappel. On dit que, pendant la nuit, ceux qui s'étaient rassemblés ont agi avec beaucoup de vigueur pour protéger les propriétés, ont tiré sur des bandes de gens qu'ils ont surpris à piller, et en ont tué plusieurs.

Ce matin cependant, lorsque la 3" légion a été réunie, elle s'est comportée comme je l'ai dit plus haut.

COXDL'ITE I)K LA (J AUDE \ ATIOV ALE. 95

Son exemple a élé depuis suivi par la 2" légion, el on annonce qu'elles se sont rendues loules les deux aux Tuileries, et ont eliaigé les ofliciers qui les commandaient de pénétrer dans le palais et d'exprimer de leur part le désir que le ministère fût immédiatement changé. I.e général Jacqueminot a reçu les officiers, et a promis de communiquer leur vœu à Sa Majesté. On dit que toutes les légions de la garde nationale suivront cet exemple demain, si la réponse du Roi n'est pas favorable.

On ne peut que regretter profondément l'aveuglement obstiné qui.a poussé les choses à cette extrémité. On vient d'annoncer, dit-on , que le Roi a cédé aux désirs du peuple, et a renvoyé les ministres.

23 févri(M', fi heures du soir.

Le bruit court que le ministère Guizot est enfin renversé! Si ce résultat était obtenu par tout autre moyen, je ne puis pas dire qu'il y aurait le moindre mélange dans les sentiments que m'inspire cet événement. C'est cependant un médiocre témoignage des progrès accomplis par un gouvernement conslilulionncl régulièrement établi, que la nécessité où se sont trouvés des gardes nationaux eu armes d'intervenir pour obliger à un changement de ministère le Souverain dont le règne commença derrière les barricades. On ne peut s'empêcher de sentir combien la stabilité de toute chose ici a été ébranlée par tout ce qui s'est passé pendant les

deux derniers jours. On s'est toujours défié de la sincérité du Roi ; on ne croit plus à sa .sajjacite depuis qu'il a opposé tant d'aveuglement aux manifestations de l'opinion publique. II s'en faut, je n'en doute pas, de vingt-quatre heures qu'il n'ait perdu sa couronne. Je viens d'apprendre qu'il a envoyé chercher Mole. Avec tout le respect et même toute l'affection que j'ai pour cet homme d'Etat, qui est pour moi un vieil ami, je doute qu'il soit tout à fait à la hauteur des difficultés de la position, si aggravée par la manière dont il arrive au ministère. J'ai vu Mole ce matin , lorsqu'il était bien loin de s'attendre à un appel si imminent, car ce n'est qu'à midi que la garde nationale s'est déclarée , et a changé la face des affaires. • II y a un fait dont je suis certain , c'est que MoIé sera très-ferme avec le Roi'. Le prince de Ligne sort de chez moi. Il me raconte un curieux incident comme

* J'ai beaucoup vécu, et surtout pendant les plus mauvais jours de la révolution, avec un homme qui a disparu maintenant de la société dont il faisait l'ornement, un homme que sa brillante intellic[encc, d'éminentes facultés d'observation appliquées aux événements de son époque, sa nature affectueuse, son bon cœur et son esprit orné, ont rendu di;{ne du grand nom dont il avait hérité, nom, hélas! qui s'est éteint avec lui. L'amitié d'un homme tel que le comte Mole, accoutumé dès son enfance à accepter avec résignation les volontés de la Providence et à s'y soumettre, au milieu des scènes terribles de 1793, mûri dans le service public par l'expérience de l'empire et des deux dynasties suivantes, cette amitié qui dale de loin et qui , bien qu'interrompue par la séparation inévitable à laquelle m'ont obligé des fonctions actives remplies dans divers pays, est devenue, dans ces derniers temps, plus intime sous l'empire des circonstances pénibles , m'inspirera toujours une profonde gratitude, car elle m'a procuré quelques-uns de mes plus heureux moments, même pendant ces jours sombres où furent brisées presque complètement en France toutes les relations sociales.

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