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proinpteuieiit, sous une forme qui puisse èlre rendue publique, les scnliiiicnls dont vous vous èles fait personnellement l'ortjane aujourd'hui, nous sommes tous sauvés ici, et nous jetons les fondements de l'alliance la plus durable et la plus sincère entre deux grandes nations qui devraient toujours être amies. » Je partage tout à fait l'opinion de M. de Lamartine, qu'une prompte démonstration de la part du gouvernement de Sa Majesté, pour lui venir en aide, serait bien à désirer. Quand je pense à la difficulté de sa tâche, et aux talents extraordinaires qu'il y a déployés, je ne puis m'empêcher de croire qu'il a droit à toute la considération compatible avec les invariables traditions du gouvernement britannique. En achevant de noter ici ce que mes souvenirs me rappellent de cette entrevue, je dois mentionner que M. de Lamartine m'a dit avoir refusé la présidence nominale du gouvernement dans la crainte d'exciter de la jalousie, et que M. Dupont de l'Eure a consenti à la garder. Il a aussi ajouté qu'hier au soir une deputation des principaux légitimistes était venue donner son adhésion ; ils avaient acquis la certitude que la Bretagne avait reconnu la République; c'est là un fait d'une grande importance, car la guerre civile embarrasserait beaucoup le gouvernement ici, eu irritant de nouveau la population de Paris.