LE CHEVALIER, M ATT A
MATTA
Ma foi , Je ne saurais y tenir davantage .'
Du matin Jusqu'au soir promener ce marquis ,
Etre , sur chaque point, toujours de son avisj
Admirer ce qu'il fait, et se pâmer de rire
Aux ennuyeux bons mots qu'il s'amuse à rcdii c ;
A la chasse le suivre , à table l'écouter^
Connaître les auteurs qu'il lui plait de citer,*
S enfermer chaque soir loin de la compagnie,
Pour divertir monsieur, et faire sa partie 5
Apprendre qu'en amour il n'eut point de rival,
Ou l'entendre vanter son bonheur conjugal j
A la lin ce métier lasse ma patience ;
Et quel que soit l'honneur de la pers'-vf-rance,
Je renonce au profit qui m'en peut revenir,
LE CHEVALIFR.
Quoi! lorsque tes ennuis sont tout près de finir. Au moment du succès ton cœur se décourage? En vérité, mon cher, je le croyais plus sage.