ACTE I, SCENE II. Il
Par des airs de candeur ne peut être charmé; Il lui faut plus d'esprit, d'obstacle, de mystère, Et je ne pense pas qu'il persiste à lui plaire.
LA MARQUISE à part, assez haut pour être entendue doTherme.
Oh ciel! s'il était vrai?... mais non.... (Haut.) Par son esprit Matta sur votre maître a-t-il quelque crédit?
THF.RIME.
Tous deux s'aiment beaucoup; mais dans cette alliance
L'un (ournit l'amitié, l'urgent, la confiance;
L'autre les embarras, les dangers, les plaisirs ;
C'est la part de mon maître; il faut qu'à ses désirs
Son ami se conforme avec obéissance.
Ab, quant au Chevalier, c'est une différence :
On ne le soumet pas aussi facilement,
Et moi-même j'agis sur lui fort larement;
Mais tel est l'ascendant que sa gaîté sait prendre.
Que de lui tout céder, on ne peut se défendre;
Il commande en riant.
LA MARQUISE
Quel pouvoir dangereux !
THERME
Ah! ma foi, c'est bien pis lorsqu'il est amoureux! Il donnerait au diable, amis, parents, richesse. Le tout pour obtenir un mot de sa maîtresse.
LA MARQUISE
Therme veut le flatter?
Ah! [e le connais bien!
LA MARQUISE, d'un air mystérieux.
IS'importe.... de ceci, Therme, ne dites rien. Surtout que votre maître ignore l'importance Que je puis attacher à cette confidence.
THERME
Sur ma discrétion madame peut compter.
LA MAUQUISE, à part.
Il promet de se taire et va tout raconter.