SCENE III
THERIME, seul.
En yii'ni à résister la sagesse Tinvite ;
I/amour qu'on prend pour nous, ne s'éteint pas si vite!
Mais plus je réfléchis, et plus je crois prudent
De servir de mon mieux ce nouveau sentiment.
Car si le Chevalier à Turin se marie,
Il faut à mes profits dire adieu pour la vie.
Pour surveiller sa femme on ne fait pas grands frais;
Et lorsque d'un mari Tesprit repose en paix,
L'emploi de confident rapporte peu de chose.
Ainsi donc, c'en est fait, dès ce jour je m'oppose
A tout projet d'hymen; je ne souffrirai pas
Qu'avant l'heure fatale il s'enterre ici-bas.
De la jeune beauté qu'un autre se contente.
Moi , je veux qu'à la nièce on préfère la tante :
Elle est belle , son cœur n'est point à mépriser,
Et l'on n'est pas du moins forcé de l'épouser.