GIRARD, M""' DURAND
GIRARD. Je m'y perds. {Voyant entrer ][jme Durand.) La voilà !
Il se tient un moment au fond.
W^ DURAND. Je ne sais pas ce que j'ai fait de la lettre de Chapuis. L'hypocrite que je ménageais et qui nous enlevait par ses intrigues... s'il croit m'attendrir... en me parlant du mariage, du bonheur de nos enfants !
GIRARD, à part. Voilà ! j'y suis !
M"'^ DURAND. Mais je ne suis pas sa dupe, un homme qui nous insulte , qui a la bassesse de solliciter la place si bien due à mon mari!
GIRARD, à part. Bon ! bon ! de mieux en mieux !
M"'*" DURAND. Je lui montrerai que nous avons du caractère.
GIRARD, à part. C'est ce que nous verrons! [Il tousse légèrement.) Hum ! hum!
M"'* DURAND, V apercevant. Monsieur Girard! Pardon, monsieur, mais ce n'est pas vous que j'espérais rencontrer ici !
GIRARD. Ma présence vous importune, madame, mais soyez tranquille, je ne vous ennuierai pas longtemps... je voulais seulement prendre congé de vous.
M""" DURAND. Quoi ! monsieur, vous partez?
GIRARD. A l'instant même... et comme il me répugne de revoir Chapuis, après sa conduite un peu légère avec moi...
M'"'^ DURAND, à part. Bon ! Il est fâché ! Chapuis n'aura pas la place.
GIRARD. J'ai pensé que vous voudriez bien vous charger de lui remettre, de ma part, ce papier important.
II le lui remet.
M""^ DURAND. Mais^ monsieur, ce billet...
GIRARD. Vous pouvez en prendre lecture; je désire même que vous en preniez lecture.
M"'^ DURAND. Pourquoi cela ?
GIRARD. Vous le verrez... (Saluant.) Madame !
M'"" DURAND, saluant. Monsieur...
Il salue et sort.