NAM-DIN II
jiar le soleil a pris la couleur de la brique, décharge pour eux, sur les quais, les marchandises apportées de la frontière chinoise, et remplit de sacs de riz et de balles de coton les lourdes jonques de mer qui remonteront ensuite à Hong-kong en louvoyant le long des côtes.
Tous ces travailleurs sont surveillés par d’élégants commis chinois qui liennenl d’une main leur ombrelle et qui manœuvrent de l’autre Ieurévenlail. Ces commis sont vêtus avec une propreté et même avec une recherche remarquables : ils ont un pantalon de soie brochée gris perle ou lilas clair fortement serré au-dessus des chevilles afin de découvrir les chaussettes en soie blanche et les souliers de satin à épaisse semelle dont la pointe est ornée d’arabesques de velours ; ils portent la courte tunique d’été en soie bleue ou vert d’eau boutonnée sur le côté droit, dont les man¬
ches très longues vont en
COMMIS C1IINOISA NAM-DIMI.
s élargissant vers le bas et se
replient sur le poignet de façon à montrer le satin crème qui les double. Beaucoup sont coiffés d’une petite calotte noire ornée au sommet d’un pompon rouge. Leurs cheveux sont soigneusement tressés en une épaisse natte qui pend dans le dos. La mode veut que cette natte descende jusqu aux talons, et ceux d’entre eux qui n’ont pas les cheveux assez longs y remédient en ajoutant une tresse faite en cordonnet de soie noire ou bleue.
INK CAMPAGNE AU TON h I N.