I.K CM MA T
climal est celui de nos automnes de France : le thermomètre oscille entre 8 et 19 degrés centigrades; bien rarement il dépasse 20 ou 22. On se sent renaître alors; on reprend de nouvelles forces : c’est à cette bienfaisante saison d’hiver que certains de nos résidents et plusieurs de nos missionnaires ont dû de garder une santé excellente malgré un séjour de dix ou quinze années au Tonkin.
L’été, malgré tout, est rude à supporter. Ce n’est pas que la température se montre très élevée : en juin, le mois le plus chaud de l’année, le thermomètre atteint bien rarement 55 ou 50 degrés et ne dépasse pas en tout
EFFET D’üN TYPHON A NA.M-DINIÎ
cas cette limite; mais il règne dans cette saison une humidité persistante qui place l’organisme dans des conditions extrêmement défavorables. L’air surchauffé est en même temps sursaturé d’humidité, si bien que l’évaporation cutanée ne se fait plus : on ressent constamment une impression de pesanteur et d’angoisse analogue à celle qu’on éprouve dans un bain de vapeur; la peau est couverte d’une transpiration continuelle et tellement abondante que des gouttes de sueur perlent au bout des doigts et qu’il est impossible d’écrire, parce que la main placée sur le papier le mouille au fur et à mesure. Non seulement on ne peut guère se livrer à un travail intellectuel, mais le moindre effort musculaire est pénible; on hésite à
l'XE CAMPAT, NK Ail TONKIN.