‹ Une campagne au TonkinChapitre 199 sur 299 · LES DÉFILÉS DU DÉO-VAN · texte numérisé non relu

LES DÉFILÉS DU DÉO-VAN

chemin. Malgré leur habitude des pentes, les mulets qui portent les canons glissent à chaque instant sur le sol boueux, détrempé par les pluies de la veille: l’un d’eux, dans un faux mouvement, dépasse la rampe et, après avoir fait en l’air une ou deux pirouettes, va s’écraser au fond du ravin avec l’affût dont il était chargé.

Nous arrivons au point culminant après deux heures d’ascension pénible, et notre horizon, qui jusque-là était des plus bornés, s’élargit tout à coup.

Devant nous, à perte de vue , s’étend une succession non interrompue de montagnes nues et arides dont les derniers échelons se confondent au loin avec les nuages gris qui masquent le ciel.

Ces croupes séparent d’étroits et profonds vallons dans lesquels nos regards plongent comme à vol d’oiseau.

A nos pieds. s’ouvre

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