‹ Une campagne au TonkinChapitre 225 sur 299 · RETOUR A CHU · texte numérisé non relu

RETOUR A CHU

Le col du Déo-quan aboutit à une chaîne de montagnes nues et arides comme celles du Déo-van. Sur le plus élevé des sommets de cette chaîne se trouve un poste français établi dans un ancien fort chinois. La route, après avoir dépassé ce poste, dévale rapidement entre deux hautes collines pour atteindre la plaine de Chu. Nous arrivons vers six heures du soir au fort de ce nom, où je dois prendre congé de mes blessés. Ceux-ci vont être installés dans un hôpital provisoire, composé d’une douzaine de grandes cases, où ils attendront qu’ils se soient reposés suffisamment pour être transportés en canonnièrejusqu’aux hôpitaux de Haï-phong et de Hanoï. J’apprends à Chu le débloquement de Tuyen-quan par la lre brigade, et la belle conduite du commandant Dominé et de ses vaillantes troupes. De ce côté-là aussi les Chinois se sont admirablement défendus; la lre brigade a ramené avec elle plus de 500 blessés.

Après un court séjour à Chu, je puis m’embarquer à Trai-dam sur une petite canonnière en partance pour Dap-cau. J’arrive le 18 mars au matin dans cette ville, d’où je regagne Hanoï par la voie de terre.

Il n’y avait pas quinze jours que j’étais rentré dans mon petit logement de la Concession, quand arrive de Chu par le télégraphe une nouvelle qui nous jette tous dans la consternation et qui se répand dans la ville comme une traînée de poudre : « Nos troupes ont eu le dessous à la porte de

Page 1