LA CHARRUE ET LES BUFFLES
mieux pourvus que nous : pour se protéger, ils ont des manteaux faits avec des feuilles de palmier imbriquées les unes au-dessus des autres comme les tuiles d’un toit. Pendant les haltes, quand la jduie tombe trop fort, ils s’accroupissent; et, dans cette position, avec leurs grands chapeaux qui les recouvrent comme un toit conique et leurs manteaux de feuilles qui les enveloppent de tous côtés, on dirait autant de guérites placées le long du chemin.
Les Annamites sont occupés à labourer
leurs champs. Leurs charrues ont la forme de gigantesques hameçons de bois dont la pointe serait pourvue d’une armature en fer; elles sont traînées soit par un buffle, soit par un petit bœuf à bosse.
La façon dont ces animaux sont attelés est très simple : un morceau de bois recourbé repose par son milieu en avant du garot, où il est maintenu par une corde qui fait le tour du cou ; deux autres cordes, fixées à