‹ Une campagne royaliste au "Figaro"Chapitre 104 sur 127 · LA LOI DES GENS CIVILISÉS · texte numérisé non relu

LA LOI DES GENS CIVILISÉS

Jamais ce que Renan a appelé une u réforme intellectuelle et morale » n'a été plus nécessaire à nos politiciens. Ils auraient besoin d'une cure de bon sens et d'esprit français. M. Jean Herbette en a administré une nouvelle preuve dans l'analyse qu'il a faite, à l'Ectio de Paris, des pauvres textes de notre loi sur les dommages de guerre. Le principe de faire payer ces dommages à l'enoemi y a bien été introduit, comme nous l'avions demandé dès le premier jour, mais de manière gauche, timide et par voie d'allusion tremblante. Pourquoi, dit M. Herbette, ne pas dès maintenant proclamer ces deux principes si simples :

Tous les dommages résultant de la guerre qui a été provoquée par l'agression allemande, sont à la charge de l'ennemi.

Dans la mesure où il indemnise les victimes, l'État se substitue à elles dans les droits et créances qu'elles possèdent sur l'ennemi.

Oui, réparations pour le passé. Et, pour empêcher trop de ruines à l'avenir, menaces de représailles. II suffirait d'introduire dans ce deuxième chapitre un élément de civilisation que Dimier proclama dès les premières offenses à Notre-Dame de Paris et à Notre-Dame de Reims. Nous ne brûlerons ni Cologne, ni Nuremberg, mais nous connaissons en pays tudesque des édifices assez laids, en même temps qu'assez précieux au nationalisme allemand, pour que la destruction en soit cuisante

à ces Barbares, sans compromettre en rien l'héritage universel de la Cité des hommes.

Car les principes que les chefs socialistes opposent pour l'amour du Parti et le profit de leur fortune, sont parfaitement conciliables : l'intérêt national et l'amitié du genre humain se combinent fort bien dans l'idée de la France et dans son génie créateur, conservateur, sauveur.

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