‹ Une campagne royaliste au "Figaro"Chapitre 106 sur 127 · COOPÉRATION CIVILE ET MILITAIRE · texte numérisé non relu

COOPÉRATION CIVILE ET MILITAIRE

Nous sommes loin d'avoir fait entrevoir toutes nos esp«^.rances à ce sujet, mais les éléments essentiels en sont sentis, compris de tout ce qu'il y a de meilleur à l'arrière et au front. Comme on le verra quand nous publierons nos listes, les poilus ne sont pas les derniers à vouloir souscrire pour les poilus. Ceux qui sont riches donnent richement. Et d'autres font tout leur possible.

Lisez ceci qui m'arrive d'un hôpital :

Votre juste et magnifique campagne en faveur de la part du Poilu rencontre la sympathie de tous les intéressés.

Je ne puis malheureusement l'ien faire pour votre Caisse des Primes militaires, et je le regrette. Permettez-moi cependant de vous envoyer quelques timbres-poste qui traînent dans ma poche depuis longtemps.

(Il y en a pour 85 centimes.)

J'ajoute que quelques chefs au front ont senti la nécessité d'intéresser leurs hommes à leur travail (en l'espèce il s'agit de nuire à l'ennemi) et de les récompenser quand l'occasion se présente. Je vous citerai un fait. Il y a un an, dans le secteur de l'Oise, une patrouille allemande se heurte à un de nos petits postes. Coups de feu 1 Un Boche tombe blessé et réussit cà rejoindre la patrouille, qui regagne ses lignes. Son fusil reste sur le champ de bataille, et un de nos hommes réussit à s'en emparer et à le rapporter au poste de commandement.

Le lendemain, le généi'al prévenu, vint lui-même en première ligne, se fit présenter le rouave en question, et après s'être fait raconter les incidents de la nuit, lui remit 15 francs.

Encouragés par ce fait, les hommes firent leur possible pour imiter leur camarade et quelques jours plus tard, pour une reconnaissance de 40 hommes, on trouva dans une section 25 volontaires sur 35 fusils.

Je vous souhaite bonne chance et bons succès dans votre campagne.

Il ne paraît pas que cette chance doive manquer.

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