L'EFFORT CROISSANT
Dans une lettre qu'il nous écrit des armées, un lecteur de beaucoup de sens et d'expérience fait embrasser la vaste perspective des participants successifs que devra atteindre, de proche en proche notre pensée, et par suite notre souscription :
Vos idées sur la part du poilu m'ont paru dès le premier jour d'une justesse évidente; je ne vous en ai pas fait part, parce qu'il me isemblait peu sage de vous distraii'e de votre travail. Aujourd'hui, je me permets de vous transmettre quelques réflexions qui sont d'actualité, puisque notre avance se poursuit et que nos villages sont libérés par dizaines.
Au reste, à l'Action française, les réflexions de l'un ne sont-elles pas la propriété de tous?
Je relisais ces jours derniers l'histoire de Choiseul, et j'admirais comment, sous son ministère et sous son impulsion,
TOUS NOS GRANDS CORPS d'ÉTAT DE L'ÉPOQUE, NOS CORPORATIONS ET jusqu'aux PARTICULIERS AVAIENT CONTRIBUÉ DE LEURS DONS A LA CONSTRUCTION d'uNE NOUVELLE FLOTTE.
Au reste, nous avons vu la marine allemande profiter de libéralités publiques.
Pourquoi donc, sous notre impulsion, ne verrions-nous pas le pays entier contribuer à la Part du poilu?
Tous ceux dont le commerce avec le Nord a été arrêté par le fait de l'invasion, et dont les affaires vont reprendre, ne devraient-ils pas récompenser les bataillons qui viennent de sauver leurs intérêts?
Et ceci, non seulement les commerçants isolés, mais les CHAMBRES DE COMMERCE iiitéressécs, Ics SYNDICATS par exemple, les CHAMBRES DES PORTS, qui recevaient les cotons pour les métiers du Nord, les graines exotiques ou les péti'oles pour les usines de Douai, les viticulteurs, dont une partie de la production partait pour nos grandes villes industrielles, voire en Belgique, etc.
Croyez-vous que certaines sociétés qui vont être indemnisées par la nation entière des pertes subies par le fait de