MAURRAS-PART
l'invasion ne pourront pas, elles aussi, gratifier le poilu qui leur aura rendu leurs biens?
J'entends par là les compagnies de chemins de fer et les compagnies minières; elles peuvent le faire en deniers, en actions ou en emplois pour les mutilés.
Je citerai encore les charbonniers de Paris, les métallurgistes, qui vont retrouver des facilités de travail; je citerai aussi cex'taines communes ou villes, qui pourraient se montrer généreuses, soit par sentiment de confraternité nationale ou par intérêt.
Les simples donateurs seraient eux-mêmes encouragés par l'exemple des collectivités.
A ma permission, qui est très proche, soyez sûr que je joindrai l'exemple à la parole dans la mesure de mes modestes moyens.
Tel est le langage civique repris sous mille formes dans un volumineux courrier. Sur la base concrète des récompenses milil aires, qui acliemineront la nation et l'armée aux solides concepts de la guerre qui paie, et qui paie son guerrier et qui fait sa part au Poilu, nous comptons bien voir se réorganiser .un esprit public national fermé aux nuées boches, tendu avec amour vers les réalités de la France.