‹ Une campagne royaliste au "Figaro"Chapitre 119 sur 127 · LA PART DU COMBATTANT SUR LA LIGNE DE FEU · texte numérisé non relu

LA PART DU COMBATTANT SUR LA LIGNE DE FEU

Nous donnions dernièrement la lettre de ce colonel commandant l'infanterie d'une division, qui déclarait que notre campagne « ne pouvait qu'exciter ses braves soldats à mieux faire », que « tous la suivaient avec le plus grand intérêt », et que nos idées étaient « populaires »; mais, qu'étant « loin d'être démagogiques », elles jui paraissaient excellentes.

Des mêmes lieux sacrés où l'on délivre le territoire de l'envahisseur, nous arrive une lettre du même intérêt et de la même importance. Elle émane d'un chef de « groupes francs d'une division » qui, depuis de longs mois, fait dans l'Est une guerre de surprise et d'embuscade.

Ce chef de combattants d'élite résume ainsi les leçons de son expérience :

Le commandement de groupes francs, la culture de leurs qualités physiques, morales et professionuelles, et l'utilisation de ces élites dans le combat, m'ont donné maintes fois l'occasion de contrôler sur le vif la vérité profonde de la thèse que vous soutenez avec clairvoyance dans V Action française : la participation du poilu aux bénéfices de guerre.

Pour obtenir en effet de l'homme un rendement surhumain, il serait sot de priver les raisons surhumaines d'agir de l'appui puissant des raisons humaines. Ce serait aussi stupide Cet aussi criminel envers la France) que si, à cette heure décisive, une considération mystique nous détournait de l'utilisation du plus riche gisement de fer ou de houille!

En atteuilaiit donc que les Boches restituent aux poilus de chez nous tout ce qu'ils leur doivent, j'envoie de grand cœur à la Caisse du Poilu une avance de cent francs.)

Un de mes correspondants disait que l'accueil fait par le monde socialiste à l'initiative de l'Action française est la meilleure preuve qu'elle a touché juste. Pardon, une preuve meilleure encore est l'accueil qui nous est fait par les intéressés sur la ligne de feu. Nous les remercions de tout notre cœur. Et nous redoublons nos instances pour que l'aide et le concours nous soient accordés le plus largement possible.

Page 1