POUR ACCÉLÉRER LA VICTOIRE SILENCE ET GROGNEMENT SOCIALISTE
Tout ce que nous écrivons continue de ne pas faire plaisir aux chefs socialistes. D'abord, eux qui ne demandent qu'à prélever le bien français, ont horreur de demander aux Boches quoi que ce soit. Le principe de propriété en Bochie est sacré pour eux. Ensuite, tous leurs calculs sont établis pour un pays où la petite et moyenne propriété n'existerait pas ou serait sur le point de disparaître : un des espoirs que leur inspire cette guerre est de voir s'effacer la principale difficulté que le statut des fortunes françaises oppose à leur système. Enfin, l'État seul leur paraît capable d'administrer la fortune des citoyens. En décrétant des pensions, beaucoup de pensions, rien que des pensions, on fait dépendre tout le monde de l'État; en procédant, comme nous le souhaitons, à des distributions de capital (nature ou espèces) plutôt que d'annuités, on rend le citoyen, le chef de famille, le Français, maître de son présent et de son avenir : cette indépendance économique va directement contre le dada du collectivisme. Joignez que l'idée d'une guerre qui payerait ses guerriers, renverse la dogmatique du pacifisme... Il était impossible d'être en désaccord plus complet.