‹ Une campagne royaliste au "Figaro"Chapitre 88 sur 127 · VERS LA PART DU POILU : ÇA MARCHE · texte numérisé non relu

VERS LA PART DU POILU : ÇA MARCHE

Nous avons eu le plaisir de constater enfin que des organes de l'opinion républicaine régnante, semblent vouloir s'orienter vers notre projet d'intéresser le combattant aux bénéfices de la guerre. Je dis républicaine régnante, car notre confrère Jean Herbette a beau être le neveu d'un ambassadeur de la République à Berlin, M. Léon Bailby a beau compter à son actif vingt-cinq ans de campagne républicaine : de mystérieux et incompréhensibles motifs rendent ces messieurs aussi suspects que nous-mêmes. Ils sont aussi « compromis » à droite, que nous.

C'est bizarre, mais c'est ainsi. Pour compter, l'opinion républicaine doit être radicale, anticléricale, que sais -je. 5... Non, je n'en sais rien, et peu importe : l'important c'est que notre idée, l'idée utile, soit entrée dans la zone du parti seigneuriant.

La Chambre ayant fini par manifester le vœu très jiiste de porter à un franc par jour la solde des poilus aux tranchées, un député, M. Raoul Péret, a posé au Petit Journal deux questions. Comment payer cela.^ Sur quels fonds le payer .'^ Comment payer : c'est-à-dire faut-il payer tout de suite, et exposer ce précieux supplément de solde à être détourné par les mercantis peu scrupuleux qui abusent des besoins et des faiblesses du front; ou faut-il capitaliser, former un pécule, qui serait retrouvé à la démobilisation et qui serait rendu à la famille en cas de malheur.^ Sur quel fonds l'imputer: c'est-à-dire, reprend M. Raoul Péret, en sa qualité de rapporteur général du budget, faut-il prélever ces 800 millions annuels sur les ressources ordinaires du pays, déjà cruellement grevé, ou sur les privilégiés de la guerre, par exemple les ouvriers d'usines.!* ou sur quoi.^

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