‹ Une carrière universitaire:Chapitre 22 sur 58 · Pages xi-xHi · texte numérisé non relu

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leçon d'ouverturedu cours deClermontet sa leçon decloturesurlaviefuture.il y ajouta enfin un discours sur Lrtr^^/é»,qu'il avait prononcé on 1851 à la distribution des prix du collège Stanislas^, et un autre discours intitulé De la réflexion, lu tout récemment, en août 1859, à la distribution des prix du lycée Napoléon.

Quand ce volume parut, la belle saison avait déjà rappelé M. de Barante dans ses terres; il le reçut avec quelque retard :

« Il y a quelques jours que j'ai reçu un volume dont j'avais remarqué Tannonce dans les journaux et que je comptais bien tenir de vous... Je me suis empressé de le lire et je vous en remercie avec connaissance de cause.

C'est un recueil varié de fragments qui ne sont liés par aucune pensée d'ensemble, mais ils sont tous intéressants, instructifs et spirituels. Vous fîtes sévère pour Rousseau, non pas injuste, mais en ne remarquant pas assez le charme qui lui adonné tant d'inlluence sur les générations contemporaines. Je ne nie pas une de vos critiques, mais mon impression

1. M. Félix Nourrisson devait, plus tard, prononcer deux autres discours à. Stanislas : l'un en février 1888, comme président du banquet des anciens élèves, l'autre, sur le devoir, comme président de la distribution des prix delà même année.

« totale n'est pas la même que la vôtre. Le « morceau sur les Rochers et M"^ de Sévigné « est charmant, mais je ne puis consentir à la « placer parmi les précurseurs de Voltaire.

« Elle a un fond de conviction réelle et respec- « tueuse; la légèreté de son langage, la liberté « de ses impressions ne ressemblent pas à la « plaisanterie de Saint-Evremont, qui est incon- « testablement un ancêtre de Voltaire, ainsi que (( Molière et toute cette école, comprimée pen- « dant les grandes années de Louis XIV, repa- « laissant presque sous ses yeux et dans sa « cour, h la fin de son règne, pour éclater sous « la Régence. 1/article de Bossuet est excellent. « Vous avez pris M. de Lamartine en flagrant « délit contre la vérité* : c'est son péché d'habi- <( tude. J'ai retrouvé avec plaisir vos discours, « qui sont beaux et bons. J'espère que vous « viendrez en Auvergne aux prochaines vacances « et vous savez que j'aurai grand plaisir à vos « bonnes conversations (H juin 1860). »

M. Nourrisson acceptait toujours bien les critiques de son ami et ne lui en était pas moins reconnaissant que des éloges :

(( Je me suis tenu pour très honoré de Tatten-

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