Voir plus haut, p. 316, s
3- La Politique de Bossuet, Paris, 1867 ; voir plus haut, p. 299. 4. Troùi révolutionnaires, 1866, p. n.
i3. Voir plus haut, p. 316, s.
prenant. Chez Félix Nourrisson, il y avait pénétration mutuelle du cœur et de Tesprit; il pensait et écrivait avec toute son âme. Les philosophes éloquents étaient ses préférés : Platon, saint Augustin, Bossuet, Cousin, Gratry sont ses vrais maîtres. De temps à autre, on relève des épithètes dont la véhémence contraste avec la simplicité des expressions, indice de l'ardeur de la conviction. La phrase est pleine, sonore et bien construite.
Toute sa vie, M. Félix Nourrisson travailla.
Le travail n'était pas seulement à ses yeux un besoin de rintelligence,mais l'accomplissement d'un devoir, une condition essentielle de la dignité de la vie :
« Le travail, écrivait-il, est une loi qui pèse « sur tous les hommes et les ennoblit par le « châtiment même ^
« La paresse est un vol 2.
« La vie est si courte que je désire ardem- « ment l'employer d'une manière utile et n'en « pas perdre une parcelle '\
« La vie est courte, irréparable, le seul bien « qui soit à nous. Voilà la pensée dominante