Lettre à M. de Barante, 18 juillet
:\U 1:NË CAKRIÈRË UNIVERSITAIRE
« de mes actions... Il faut honorer sa vie, sinon (( rillustrer, s'il se peut la sanctilier^ »
Il travaillait avec une grande régularité. Là est le secret de sa fécondité scientifique. Le nombre de ses heures de travail n'était pas exagéré ; ses veilles ne se prolongeaient pas au-delà des limites raisonnables ; mais l'emploi de son temps était ordonné avec une inflexible rigidité. Tous les matins, sauf le jour consacré à recevoir les élèves ou les auditeurs, sa porte était inexorablement fermée. En outre, son travail, qui consistait à méditer autant qu'à lire et à écrire, se poursuivait pendant les promenades. Nous Tavons vu par une de ses lettres à M. de Barante^, prendre, dès Clermont, l'habitude de ne pas écrire ses leçons avant de les professer. Après les avoir préparées par des lectures et longuement méditées avec un soin et une application plutôt exagérés qui étaient la cause d'une grande fatigue, il jetait sur des fiches les idées et les citations et parlait d'abondance, y mettant beaucoup d'animation, souvent sans avoir recours à ses notes même pour les citations. La leçon terminée, sans se laisser distraire, il rentrait chez lui au plus vite et