‹ Une carrière universitaire:Chapitre 40 sur 58 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p

s^enfermait. Deux heures après, sa leçon était rédigée et on pouvait entrer dans son cabinet où il aimait à se délasser en causant avec les siens.

Sa leçon principale avait lieu le lundi. Le lendemain, dans la matinée, il prenait le train pour Versailles. C'était une joie pour lui et un repos de se promener dans le parc, tout entier à ses méditations que rien ne venait troubler, pas même la variété des aspects ; car, qui l'aurait suivi une seule fois aurait su par quelles allées il passait chaque mardi, sur quels bancs même il s'asseyait, et à quelles heures. Parfois, aux méditations philosophiques succédait l'évocation du passé et des grands souvenirs :

(( Que de fois, écrit-il dans un de ses livres *, « que de fois, en parcourant les avenues, les « galeries, les jardins de Versailles, n'ai-je pas « évoqué la société brillante, spirituelle, exce quise, qui occupait ce fastueux et suprême (( asile de la monarchie! Capitaines héroïques, « administrateurs de génie, orat(*urs éloquents, « écrivains inimitables, philosophes sublimes, « artistes amoureux de la vraie grandeur, ance tique descendance des rois, élégances éblouis-

Page 1