Gastellano Papiœ. Dilectissirnc noster
Perche havemo vcder quella opéra quale ne dono maystro Zohanae Matoo
Praclica rut le premier ouvrage sorti des presses de Pavie en "1 47 i, nous pourrions, pout-ôtre prétendre <\\\& \b. première parlic esi antérieure à cette date et qu'elle doit ôtre j"arig('(} parmi: les premier!: ouvrages imprimés m Italie.
' Noiis avons compté neuf /;ditions de, la Practica de 1471 à lo60 S époque à laquelle un médecin vénitien, Janus Math eus Du rastante, cndonnaune édition expurgée, commentée iît cdïTigée; 11 faut reconnaître que les éditions précédentes laissaient fort à désirer au point de vue typographique. Ainsi ■qu'on peut s'en rendre compte par les spécimens que nous «n donnons, 'les premières impressions n'ont pas de ponctuation, pas d'accents, pas de diphtongues, pas de parcn- -thèses, pas d'alinéas, mais des abréviations purement arbitrairesj un latin souvent barbare hociti v us -çom- ad noxium, jectigatio -pour palpitatio,m somniela^owv insomnia, imaporabile pour insipidum, appudialm pour innixum,;;ï7/<??wjpour -pyloron, miringa pour meningis, disnia pour dyspnœa, affodillus pour asphodelus, brodium pour jus, capretus pour hœdus,- spachilis pour sphacelus, tisis pour plithisis, endimia pour œdema, elc: ;.Sans parler des solécismes, des expressions italiennes transportées en iatin% c'est plus qu'il n'en faut pour justifier ceux qui ont parlé do cet ouvrage sans avoir ou le courage de le lire avec soin.
Par son testament daté de janvier 14G5, complété par un codicille du 23 janvier- 1472, J.-M. Ferrari laissait une partie de sa fortune à ses neveux, et partageait sa bibliothèque entre eux et l'hôpital de Pavie. Il laissait à ce dernier une maison sise a Payie à charge d'entretenir trois étudiants pauViVs de sa descendance qui désireraient étudier la médecine, la théologie, le droit canon à l'exclusion du droit civil, -de la poésie ol de l'art oratoire.
de Gradi ali di passai! quando noy eramo à Pavia, 'veduta ia uao vclumo rovertode russe voffliaino ne la niandati per lo presenti cavallara labicndo advertencia de cvrirla de lella incerata et per modo che ogna a Ira cosa nor:!iposlanocere;Pata Galyate. die XXIIl novembris (1469). [Reg.Mr.., n" 81.
^^' l^ On en trouvera la description dans la IV- partie de cet ouvrage.
'i' Novain ciuandam et lalinam et grœcam granmiaticam ex seijiso Hibrefecisse Gradus. ipsc videbalur tau. Prisdano quum Ga/.a- penilus mcogn.lam ... (Durastante, lôc. cil.).
J. -Mathieu Ferrari mourut ?i la lin de l'année 1472. Les archives de l'hùpital de Pavie conservent, avec son testament', l'inventaire qui fut dressé à cette époque des hiens laissés par son donateur. C'est par lui que nous connaissons le catalogue de sa bibliothèque que nous, publions plus loin.
Des trois enfants de son mariage avec Elisabeth de Yellate, aucun ne lui survécut. C'est à son neveu, le D"" Ambroiso Ferrari, que revint une partie des biens qu'il laissa.
En 1718, Charles-Jean, un des descendants directs d'Ambroise, vint s'établir en France.
La famille de Jean-Mathieu Ferrari est actuellement représentée par une branche italienne fixée à Tortone, et par une branche française à laquelle appartient l'auteur de ce travail.
i. Anno millesimo quadragentesimo sexagesimo qxiinto, etc.
Spetiabilis et eximius artiiim et medici me doctor dorainus magister Johannes Matheus ex Ferrariis de Gradi sanus quidcm dei gralia mente et intellectu ac etiam corpore considerans horam mortis cujus que hominis esse iacertam ita ut nemo sibi diem crastinum possit polliceri cujusque persaepe accidit ut homines repente perturbatis sensilnis celerius quam dubitaverint morte preoccupantur. Quo fit ut neque saluti anime neque bonorum suorum disposition! digne et laudabiliter possint providere ita ut aliquando bona quee longis vigiliis et magno labore sunt parta ad alias manu s quam ad eas ad quas is qui multis sudoribus acquisivit voluisset pervenire contingal, dum hora petitur et tempus datur et ne posteri sui causam habeant litigandi suum nunc nuncupativum et sive scriptis ultimum testamentum in hune modum facere procuravit et decrevit...
Omissis.
Laschia la moglie Elisabetta de Velatte, sua Moglie carissima usufruttaria di tutti i suoi beni mobili ed immobili e cpiesta tanti sul caso cbe procrei figli dal testatore, quando nel caso di no senza rendete conto a nessimo Pero mobili que non serviranno agli usi délia suddetta Elisabetta si vendano dalli agendi dell' Ospedale di S. Matteo se il testatore moura a Pavia e da quelle dei' Ospedale, nuovo di Milano se morira à Milano del provents si comperino immobili.
Vuole inoltre che se alcuno dei figli M' Jacobi de Ferrariis de Gradi ejus testatoris fratris, sive Johannes Paulus o Ambrosius dicti D-' Jacobi, sive ahquis alms films legitimus vel naturalis dicti D- Jacobi studere voluerit in artibus et m medicirwi abbia e se sulli i doce si dividano i siguenti libri (voir le Catalogue des livres légués).
(Ceteris omissis).
(Uffici deir amministrazione dei ospedale di S. Matheo Pavia.)