‹ Une chaire de médecine au 15e siècleChapitre 33 sur 126 · Item divisioneg ejus · texte numérisé non relu

Item divisioneg ejus

Priiiiii pars Soiniite Alhei'ti de quatuor, quinis et de Itoniine.

Liijer cononis quei)i princeps alioali aljlnsceni de medicina edidit translatus a M. Gerardo Cremonensi in Toleto al) arabico in latinum; Papiic, 1483.

Voir n" 16.

Commentarii in artem Galeni cum ijuestiunihus XCI; Papiae, 1514, in-fol.

Voir n° 26.

Voir n" 22.

. Même ouvrage que n" 74.

Voir la Bibliogrujihie des œuvres de Ferrari, n» 17.

Voir la Bibliographie des œuvres de Ferrari, n° 18.

Les Aphorismes de Rabbi Moyse Maimonide (1135-1204) ont été traduits en latin sous le nom de Regimen sanitatis.

Il s'agit ici du Matisowy ou livres dédiés au sultan El Mansour. Moins important que le Continent du même auteur (voir n° 2), il traite de la médecine en général. Le neuvième livre du Mansoury. Nonum ad Almansorem, était encore commenté au xvir siècle.

Le Livre des divisions de Hhasèx est le complément du précédent.

Il resterait à évaluer le prix des volumes de cette bibliothèque du vivant de son propriétaire. Nous disons du vivant de Ferrari, car, comme on le pense, la découverte de l'imprimerie fit rapidement tomber le prix des manuscrits qui était fort élevé. « Grâce à vous, écrivait Jean, évêque d'Aléria au pape Paul II qui avait introduit l'imprimerie à Rome, grâce à vous maintenant on peut acheter un volume moins cher que ne coûtait autrefois la reliure ». Au xiv" siècle, le prix des manuscrits était fort élevé, on vendait à Padoue, par-devant notaire, une copie des 3® et 4^ livres d'Avicenne au prix de huit ducats .

Pad. in com. pal. Precio ducatorum octo — raag. Johannes de Novaria q. mag. Joris scolario iu medicina — mag. Nicolao fil. d. uotarii Bertucii de Cicilia scolari in medicina — vendidit tercium et quartum librum Avicenne in uno voluraine scripto in cartis membranis. (Reg. Marsilis Reveri m. 211, p. 484.)

D'après Coppi, le prix d'un manuscrit, dans la première moitié du xv*" siècle, variait de 10 à 18 soldi la pecia, c'està-dire la feuille de 16 colonnes ayant 62 lignes de 32 lettres*.

Dès le début de l'Imprimerie les prix s'abaissent. Nous savons par un document du temps que la Practica imprimée de Ferrari fut vendue quatre ducats en 1474 :

Die XXVI octobris 1474, vendita fuit Practicha, quond. D. Magistri Johamiis Mathei, pro ducatis IIII camere ss XVI.

Die siiprascripto vendidi uliam practicham suprascripti pro ducatis IIIl ss XVI. D. Magistro Francisco de Nibernis medicine scolari.

Dans l'inventaire (25 oct. 1529) après le décès de Jean Frichon, libraire à Paris, nous trouvons, sous le n" 311, cinq « Pratica Mathei de Gradis » et, sous le n° 45, une autre reliée en papier estimée xv s. t. [Mém. de la Société de l'Histoire de Paris, 1894.)

Nous avons également relevé dans le catalogue des 27 livres composant, en 1494, la bibliothèque d'un bénéfi-

1. Dans les Archives de Padoue, il existe, à la date du 10 juin 1370, une convention par laquelle Bartholoraeo Bonvicini s'engage à copier pour Tebaldo Cortcillcri les leçons de Uartholo sur l'inforciat et à remettre chaque mois à Tebaldo dix pecia de copie.

cier de l'église Saint-Sauveur d'Aix, ancien recteur du Studium d'Aix :

M» 19. Item Practicam de Ferrariis in parva forma, in papiro impressam et descriptam

Sur la valeur qu'on attribuait aux manuscrits, voici deux documents : le premier date du xiv'' siècle ; c'est un contrat de prêt du Continent de Rhazès :

Raymonde Pomèle, belle-flUe de feu W. de Verfeel, physicien de Montauban... nous a donné en gage un livre de médecine que nous avons prêté à M"^ Jean l'Aragonais en présence de M" Philippe Sudre.

Ce livre avait nom Razi. Et que l'on sache bien que le dit M« Jean l'Aragonais me donna 4 florins d'or pour ledit livre le 4 septembre 1358, avec cette promesse que si Jean nous rendait ledit livre de Razi avant la fête de Noël prochaine nous lui rendrons les 4 florins^.

Le second date de 1471.

Louis XI, ayant appris que la Faculté de médecine de Paris possède un manuscrit de Rhasès, fait demander à la Faculté de le lui prêter pour être transcrit. Voici la réponse que lui adresse la Faculté :

Notre Souverain Seigneur, tant et si très humblement que plus pouvons, nous nous recommandons à vostre bonne grâce et vous plaise savoir, Nostre Souverain Seigneur, que le Président Messire Jean de La Driesche nous a dit que lui avez rescrit qu'il vous envoyast Tolum Continens /iasis pour faire escrire, et, pour ce qu'il n'en a point, sçachant que nous en avons un, nous a requis que luy voulussions bailler. Sire, combien que nous avons toujours gardé très précieusement le dit livre, car c'est le plus beau et le plus singulier Ihrésor de notre Faculté et n'en trouve point guères de tel; néanmoins que de tout notre cœur désirons vous complaire et accomplir ce qui vous est agréable comme tenus sommes, avons délivré audit président le dit livre pour le faire escrire, moyennant certains gages de vaisselle d'ar-

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