NicAisE in R. scientif'., 29 sept
lairt! coniKulro, (i après le premior Consilium, la manière de vivre des écoliers de ce temps? Il ne l'est sans doute pas de voir notre autcm- distinguer très nettement l'épilepsie essentielle de l'épilepsie symptomatique ; — de signaler un cas de paralysie des doux doigts do la main droite chez un jeune honmie de vingt ans, trop occupé à écrire, paralysie dont la cause est cherchée non dans les doigts eux-mêmes, mais à la nuque, comme Galien le recommande pour un cas analogue; — de savoir que Gaston, prince de Navarre, était atteint d'une affection rhumatismale chronique intermittente, liée à une gravelle qui occasionnait une hématurie? Les observations de paralysie du nerf facial avec distorsion d'une partie du visage; les hallucinations de la vue; un cas de ptyalisme opiniâtre; les hémoptysies jugées peu graves quand elles viennent à la suite de suppression accidentelle des menstrues; le prurit de la valve noté aux approches de l'accouchement ; des faits de stérilité rapportés très nettement à des déviations de l'utérus ; des détails sur la pose des sangsues, tout cela n'a rien d'intéressant? 11 ne nous importe pas non plus de savoir que Matheus a donné ses soins aux plus illustres personnages de son temps, entre autres au duc de Milan, ù la duchesse Blanche Marie de Sforza affectée d'asthme ; entin à la Sacrée Majesté du Roi de France Louis XI qui, toute sacrée qu'elle était, n'en avait pas moins des hémorroïdes fort opiniâtres et fort douloureuses? Le grand secret pour écrire l'histoire en sûreté de conscience, et et avec une pleine connaissance du sujet, c'est de lire, de lire beaucoup, de se rappeler et de comparer^.
Nous reproduisons d'autre part plusieurs consultations de Ferrari. Nous avons été obligés de nous limiter dans ce dépouillement. Quelques consultations sont même très brièvement résumées, d'autres encore ne nous ont paru mériter qu'une simple mention, bien qu'à première vue, leur titre pût les faire supposer intéressantes. Mais c'est que la plupart du temps l'auteur s'attache surtout à la partie thérapeutique quelque peu fastidieuse.
La Practica est le commentaire du IX livre de Rhazès au calife Almansor. Ce livre était expliqué dans toutes les Universités de la seconde partie du moyen âge. Voici comment u:p médecin du début du xvi" siècle, Cornarius, parle de ce