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.ne veut pas empiiUer sur le domaine du voisin. La maladie est-elle de celles qui se peuvent soigner par médecine et chirurgie? 11 indique d'abord tous les remèdes médicaux, puis termine par ces mots : « Et si cela enfin ne suffit pas, il faut alors recourir à la chirurgie. » Quelquefois il indique ce que doit être l'opération; le plus souvent dans ses Comilia, il se borne à recommander à son malade de s'adresser à un bon chirurgien.
Les attributions du médecin et du chirurgien sont doncassez nettement définies aussi bien en France qu'en Italie. Mais la chirurgie, dans ce dernier pays, n'est pas considérée comme un art inférieur. Dans la pratique, chacun reste dans son rôle; le chirurgien surtout doit garder une prudente réserve; le médecin, à l'occasion, se permettra de tenir le rasoir ou le scalpel, mais rarement. Ce que disait H. de Mondeville, au xiv^ siècle, s'applique aux chirurgiens des xv*" et XVI*' siècles de tous pays et de tous lieux.
Lorsqu'il opère dans des demeures et des bourgs où il n'y a pas de médecin, et où l'on n'en pourrait avoir un à temps, il emploiera quelque procédé d'évacuation, comme les altératifs, digestifs, laxatifs, saignée, ventouses, sangsues, cautères, ruploirs, vomitifs, clyslères, suppositoires, pessaires, étuves, bains, fomentations, capulpurges, gargarisnies , slernutatoires, frictions, sueurs et autres remèdes semblables. Là où l'on peut trouver un médecin convenable, au moment utile, je ne conseille pas au chirurgien, si instruit et si médecin qu'il soit, du moment qu'il s'intilulc chirurgien, de se mêler d'évacuation, surtout par de violentes médecines laxatives, et cela pour deux raisons : 1° pour ne pas encourir la colère et la malveillance des médecins; 2° parce que, s'il réussit, tout est bien; mais s'il ne réussit pas, il aura une mauvaise réputation dans le pubhc et à juste litre. De plus, les médecins murmureront de ce qu'il s'est mêlé de l'office d'autrui; ils diront qu'il doit avoir le sort d'un certain âne désespéré qui, croyant faire l'office d'un petit chien et voulant embrasser son maitre, le jeta par terre; ce pourquoi la famille du maître lua l'âne le croyant furieux'.
1. II. DE Mondeville, loc. cil., p. 143. Voici ce i|u'il dit sur le parta|rc des malades entre les médecins et les chirurgiens : « Dans le but d'éviter les conflits et les rivalités, les auteurs anciens — sachant bien, comme le dit Aristotc, que quoifiu'en soi le potier aime le potier parce qu'il est son semblable, il le' hait cependant a l'occasion, quelque parenté oa amitié qui les lie, parce
La chirurgie était pratiquée beaucoup plus par des irréguliers que par les chirurgiens universitaires ou lettrés. Parmi cette foule de praticiens, il faut accorder une mention particulière aux opérateurs ou maîtres, noms sous lesquels on désignait ceux qui pratiquaient les opérations laissées de côté par les maîtres en chirurgie : hernies, cataractes, pierre, etc., en un mot toutes les interventions qui pouvaient faire courir quelque risque à l'opéré et, partant, à l'opérateur. Ces interventions étaient en effet à peu près abandonnées par les chirurgiens érudits, etHeister, dans ses Institutions de chirurgie, peut dire encore au commencement du xvni'' siècle : « Nos chirurgiens avaient honteusement
qu"il lui prend de son gain, — ces auteurs, disons-nous, pour conserver la paix, ont établi entre eux, selon Dieu, la justice et lo raison, les limites de chacun dans le traitement des maladies, lequel comporte trois moyens, le régime ou la diète, les potions ou médicaments et l'intervention manuelle ou chirurgie; ils attribuaient aux médecins les deux tiers du traitement et aux chirurgiens le troisième tiei's seulement. D'après cela, les médecins doivent prescrire les médicaments et ordonner le régime, les chirurgiens ne doivent faire que l'opération manuelle. Ainsi, toute maladie qui comporte potion ou diète doit être traitée par les médecins seuls, et les maladies qi?i entraînent une opération manuelle doivent seules être traitées par les chirurgiens ; toutes les maladies qui exigent les deux modes de traitement doivent être soignées à la fois par des chirurgiens et par des médecins. Mais, comme ni les chirurgiens, ni les médecins ne sont satisfaits de ces limites, qu'au contraire, les médecins veulent accaparer avidement toutes les cures, tandis que les chirurgiens évitent de faire appel aux médecins, il en est résulté que le peuple, dans les nations de l'Occident, quoiqu'il n'en soit pas ainsi dans les autres contrées, repoussant avec raison les limites dont il est question plus haut, a décidé, presque à l'opposé de ce qu'avaient fait les anciens, que toutes les maladies qui apparaissent à l'extérieur où que ce soit, sur le corps entier ou dans une de ses parties, telles que plaies, ulcères, apostèmes, gale, maladie des sens, hémorrhoïdes, impétigo et autres semblables, ainsi que toutes les maladies e.xtérieures de la téte, des bras, des cuisses, dont le siège peut être désigné, bien qu'elles n'apparaissent pas au dehors, telles que les douleurs des articulations, la faiblesse de la vue, la surdité, la douleur des mains, elc doivent être traitées par les chirurgiens, et que pour leur traitement on devra, dès lors et toujours, recourir aux seuls chirurgiens; au contraire, les maladies qui sont dans la cavité de la tête, dans l'intérieur du coffre du corps, excepté les calculs, l'hydropisie, et quelques affections de ce genre, concernent les médecins seuls, et c'est à eux seuls qu'il faut avoir recours pour leur traitement. Cette dernière décision nous convient beaucoup, à nous chirurgiens: puisse-t-elle durer à travers tous les siècles et être inviolablement observée ! Que donc aucun médecin n'ose, par une téméraire audace, s'écarter de la division ainsi admise, que celui qui le ferait, sache que, par le fait même et par l'autorité dudit peuple, il est sous le coup d'une sentence d'excomnuinication, dont il ne sera délivré que si, en venant demander grâce aux chinu-giens, il se brise lui-même la cuisse. » — En Italie, le partage des maladies était moins net. à ce qu'il semble, et nous voyons Ferrari, dans ses consultations, donner son avis sur les hémorroïdes, l'hydropisie, les calcid'^. les vMriecs. elc.
iil):mtK)iiné les plus belles el les plus difliciles ujx'i niions de leur art aux empiriques et aux charlatans qui inorulaiont alors l'Allemagne, se contentant ordinairement cux-m(}nies de savoir guérir une plaie de peu de conséquence, faire une saignée, ouvrir un abcès, ou remettre au plus un os dévie; ou cassé. Il en était très peu qui osassent, je ne dis pas entreprendre les opérations qui exigent plus d'habileté, mais à qui la pensée en fût môme venue. » Ce que dit Heister des chirurgiens allemands pouvait s'appliquer à beaucoup d'autres en tous pays et aux époques antérieures.
Les charlatans savaient aussi imposer leurs soins, grâce à l'ignorance et à la superstition qui avaient cours non seulement dans le peuple, mais dans la noblesse. La plupart de ceux qui entraient dans la corporation chirurgicale y entraient par des voies détournées, comme « font les voleurs et les larrons ». C'est ainsi qu'agissaient tous les illettrés, tels que barbiers, tireurs de sort, débauchés, trom.peurs, faussaires, alchimistes, courtisanes, entremetteuses, accoucheuses, vieilles femmes, juifs convertis. Sarrasins, etc. Les rois, les princes et les prélats, des chanoines, des curés, des religieuses, des ducs, des nobles et des bourgeois se mêlent de chirurgie et surtout du traitement des maladies des yeux « qui est si difficile que bien peu de chirurgiens sont suffisants et experts en ces matières ». Le public estsuperstitieux à l'excès, et les médecins du temps se plaignent tous de cette idée enracinée dans l'esprit du populaire qu'il est préférable de s'adresser à ceux qui disent tenir la science de Dieu même plutôt qu'aux chirurgiens et médecins experts. En France plus que partout ailleurs, on se défiait de l'homme de l'art. Et cette défiance engageait les médecins à quelque prudence. Tous les auteurs médicaux du moyen âge recommandent bien de ne pas entreprendre une cure douteuse, de ne pas traiter les maladies incurables, car si la mort survient, la famille du décédé ne manquera pas de l'attribuer au médecin. « L'opinion du peuple, dit Mondeville, a plus de poids à elle seule et joue un plus grand rôle que tout le reste. Que jamais un chirurgien n'ait la hardiesse de faire une opération quand bien même sa nécessité en serait absolument démontrée, si le vulgaire y est opposé. » Les
cliiriirgiens délaissaient certaines opérations « non point, d'après Franco, pour ce qu'ils méprisassent l'œuvre, ni l'ouvrier, mais d'autant qu'ils estimoyent telles choses estre de grande importance et sujette à calomnie ». Ils préféraient donc laisser à d'autres les responsabilités d'une opération considérée comme dangereuse. 11 paraîtrait cependant que, sous certaines conditions, des médecins et chirurgiens savaient faire violence à leurs scrupules.
De nos jours, dit Bérenger de Garpi, qui vivait au xvi" siècle, les médecins dédaignent le titre de chirurgien ; cependant, quand il s'agit d'empocher l'argent, ils avouent qu'ils savent la chirurgie. Mais ils déclarent qu'ils n'ont pas le courage nécessaire pour les opérations, et, pour avoir part au bénéfice, ils amènent avec eux de pauvres petits chirurgiens [chirurgulos], et ainsi l'aveugle mène l'aveugle et tous deux tombent dans la fosse. Et cependant que la paix soit avec eux, mais ils ne sont pas médecins ; car les vrais médecins sont ceux qui disposent des trois ressources de l'art et, comme dit Guy de Chauliac, jusqu'au temps d'Avicenne, tous les médecins étaient physiciens et chirurgiens à la fois. Mais je crois bien qu'il y en aurait beaucoup de ceux dont je parle qui feraient les opérations s'ils savaient les faire ; et la meilleure raison pourquoi ils n'opèrent point, c'est qu'ils ne savent pas. Il n'y a en effet de chirurgiens habiles que ceux qui sont adonnés à l'art dès leur enfance. Mais ceux-là sont rares aujourd'hui, et surtout parmi les lettrés ; aussi y a-t-il disette de chirurgiens et, comme dit Hippocrate, beaucoup en prennent le nom et peu en connaissent l'œuvre. Et aussi mieux vaut encore s'en fier aux physiciens présents qu'aux chirurgiens, tourbe ignorante et indigeste qui ne sait de quel côté se tourner
1. In Malgaionk. Œuvres d'A. Paré, p. 194. — Avant Bérenger de Carpi, Vksale s'exprimait ainsi dans sa Chirurgia Mafpia : .< Après les dévastations des Gotiis, lorsque toutes les sciences jusque-là si florissantes furent tombées en décadence, il parut d'abord en Italie des petits maîtres qui, à l'imitation des anciens Romains méprisant tout travail manuel, firent pratiquer par des esclaves les opérations et les pansements que l'éclamait l'état des malades, comme les architectes font exécuter les travaux grossiers par des ma.-ons. Il arriva alors que, comme ceux qui exerçaient encore l'art de guérir dans toutes ses attributions, c'est-à-dire I hygiéne, les médicaments et les opérations manuelles en retiraient peu d'honneur et de profit, ils abandonnèrent bientôt les bonnes traditions de l'antiquité et laissèrent à des inlirmiers, à des apothicaires, à des barbiers le soin d'opérer les malades. L'art tomba bientôt si bas r[u'on ne vit que îles charlatans se donnant le nom de médecins et ne sachant apposer que des amuleUes aux maladies dont ils ignoraient les causes. La chirurgie, cet art divin que les Asclépiades nous ont légué, qu'aujourd'hui
Lo fait est que cette tourbe ignorante n'était pas sans causer des dommages sur son passage. Mais quelques-uns de ces maîtres avaient une bonne main, de l'imagination et du savoir. Au xvi'' siècle, plusieurs môme eurent du génie; et des chirurgiens-inciseurs feront plus que les chirurgiens titrés progresser la chirurgie, soit en inventant comme Franco des méthodes opératoires, soit en faisant des plaies une étude attentive comme Wiirtz, tandis qu'à côté d'eux un barbiercliirurgien, A. Paré, relèvera la chirurgie par sa valeur personnelle, ses écrits et la haute situation à laquelle il parviendra grâce à son savoir. Ceux-ci sont bien entendu les premiers à récriminer contre les confrères malhabiles ou malhonnêtes. Franco se plaint de la situation peu enviable des maîtres qui risquaient plus que les chirurgiens :
S'il advient que un patient meure entre les mains du médecin, il est toujours excusé en partie; aussi est l'apothicaire ; le chirurgien qui exerce cette partie est aussi excusé aucunement, mais nous, si ce qu'aurons entrepris ne succède toujours si heureusement qu'on voudroit, tant s'en fault, que nous soyons aucunement supportés, qu'on nous appellera meurtriers et bourreaux avec contramte bien souvent de gaigner les champs... Non que j'ignore que les meschancetez de plusieurs de nostre art, accompagnez d'ignorance, ne soyent cause que ceste partie de chirurgie est tant mesprisée : car estans ignorans et se connaissans tels, ausent ce néantmoins sans aucune crainte de Dieu, ny des liommes entreprendre de guérir toutes sortes de maladies curables et incurables, moyennant qu'ils puissent attraper du pauvre simple peuple : lequel ils séduisent et ils enchantent par leurs menteries et belles paroUes au grand dommage des pauvres patiens, qui sont menez bien souvent à la mort par tels affronieurs: qui commettent inlinis larrecins en mettant en avant leurs superstitions et charmes... Par quoy je suis contraint de faire icy maintenant un récit d'aucunes des tromperies et pilleries qu'ils commettant. Comme pour avoir pensé une hernie attrapèrent, outre leur loyer accordé, un linceul ; et pour la pierre, une nappe ; ot des cataractes, deux serviettes ou deux couvre-chef : disans
.■ncorc los rois de Tlnde et de la Perse ne dédaignent pas d'exercer de leurs nronres mains et qu'ils transnieUent à leurs enfants comme un noble héritage, la chirurgie tomba aux mains d'obscurs praticiens ayant a peme rang parmi les valets. »
— lis —
que ce leur appartient, ce qui est faux. Outre ce, fault donner argent, aux uns treize liards ou treize blancs, ou treize sols, ou plus, selon les gens ausquels ils ont à faire. D'avantage pour donner couleur à leur fatras se font donner quelque lopin de pain, puis se prosternent devant le patient comme s'il estoit Dieu, faisans encore derechef leurs charmes, et disent (ju'ils charment le sang, mais c'est pour avoir le linge et l'argent.
Parmi les maîtres, les uns, les plus honnêtes, résidaient dans une contrée qu'ils parcouraient selon les besoins. D'autres voyageaient par tous pays, allant de ville en ville, ne traitant généralement qu'une affection. Les uns opéraient les hernies, ceux-ci la pierre', ceux-là la cataracte, d'autres encore les fractures, les luxations. Il y avait des arracheurs de dents, des vendeurs de remèdes merveilleux, comme les iriacleurs, les drameiirs. L'opération de la hernie était surtout exploitée par un grand nombre de charlatans, mais toujours avec ablation du testicule. Cela dura jusque vers le milieu du xvii'^ siècle et même plus tard. Mais avant cette époque les porteurs de hernie recouraient aux brayers, les
•1. Parmi les opérateurs spécialistes honnêtes et de talent, il faut dire quelques mots de ceux qui pratiquaient Vaufoplaslie et opéraient la licrnie et la pierre. •
L'auioplastie est pratiquée au milieu du xv" siècle (1442) par la famille des Branca, de Sicile, qui faisaient la rhinoplastie, Branca le père en prenant un lambeau sur la face, le lîls en le prenant sur le bras. De Branca, l'autoplastie passa dans les mains d'une autre famille de Calabre ; mais vers la fin du XVI» siècle, Ta^,diaco7.zi s'empara de cet art, le perfectionna et le fit entrer dans la pratique do la chirurgie générale. L'autoplastie était d'ailleurs employée par un certain nombre de chirurgiens, entre autres par Pfolsprundt, en Allemagne, vers le milieu du xv» siècle; Franco l'a pratiqué également. La rhinoplastie aurait été rendue fréquemment nécessaire par les ravages dus à la syphilis, d'après Puschmann. 11 raconte, sous forme anecdotique, que la perte du nez pouvait êire aussi le résultat d'une condamnation : une ordonnance de l'empereur Frédéric 11 punissait de cette peine les adultères et les mères qui livraient leur fille à la prostitution. Une ordonnance de police d'Augsbourg de l'année 1276 ordonnait qu'on coupât le nez « aux demoiselles ambulantes ou coqueteuses », si elles se promenaient dans la rue pendant le jeûne et le samedi soir, sauf cependant quand les nobles étrangers se trouvaient dans la ville. — L'opération de la hernie se faisait avec ablation du testicule. Au commencement du XVI" siècle, Benedetti a fait connaître le procédé d'un empirique espagnol, dans lequel on suturait le sac herniaire en conservant le testicule; Franco a aussi indiqué un procédé avec conservation; mais c'est A. Paré qui a le plus formellement condamné l'ablation du testicule. Du reste, il ne pruliquail pas L'opération de la hernie. — Les herniotomistes ambulants qui eurent le plus de succès furent les Norsini, originaires de Norsia; leur réputation dura du xv" siècle jusqu'au milieu du xvr siècle ; quelques uns '1 entre eux pratiquèrent aussi la lilhotomie. Le nombre des opérations qu'ils
préférant à une opération sanglante et pénible à tous points (le vue, Leis opérateurs amhulants promettaient alors la conservation du testicule. Us prétendaient pouvoir le conserver, mais l'enlevaient néanmoins, et, à ce que raconte Dionis', le faisaient disparaître rapidement en le jetant sous une table, oii un chien dressé ad hoc se chargeait de l'escamotage définitif. De même ils opéraient la pierre en tirant un calcul de leur manche et en pratiquant une simple incision sur la peau du périnée. Ces coureurs avaient assez souvent des accidents malheureux sur la conscience, et ne se souciant pas d'avoir des explications avec les familles cl la justice, se trouvaient dans l'obligation de « gaigner les champs », selon l'expression de Franco, ce qu'ils faisaient parfois sans demander leur reste, c'est-à-dire leurs honoraires. — Le plus grand nombre ne possédait pour tout bagage que faconde et hardiesse, et ressemblait à ces chirurgiens allemands du xvi" siècle dont parle Lange (mort en 1565) qui, pour avoir vu une fois le boucher éventrer un veau ou un porc, ignorants de toute anatomie, ne craignent pas de s'en aller brûler et tailler sur le corps des mortels; aussi leur ignorance éclate partout. J'ai vu de mes yeux à Ausberg, rapporte cet auteur, un chirurgien verser dans une blessure de l onguent populeum chauffé dans une poêle et tout bouillant; et comme je
faisaient était extraordinaire. Voici, en elîet, ce que l>;n t' ouve dans Fabrice d'Aquapendente (1G17), qui rejetait lopération et conseillait 1 usage du brayer .le le conseille d autant plus volontiers que ces jours passes, parlant de cela avec le sieur Horace de Norscie, opérateur très expert en cette maticre, il me dit que dxirant quel.|ues années il en taillait ordinairemen plus de deux cen s par an, mais qu'à présent il n'en taillait pas seulement vingt. De quoi lu demandant raison, il me répondit que c'était parce que la plupart g"é"sse"t en portant le brayer, avec un médicament astringent. i FABiucE p Aqi'apkn- ..enL, IfHi, Œuvres chirurf/icales, p. 730.) - L-opérahon de a pœrrc eut aus ses spécialistes. En France, c'était dans la l'amiUe des CoUot que rec ula e t les inciseurs ou lithotomistes. Ils avaient une réputalmn ""'^'^^'•^^f ^; . ' que l'opération de la taille lût décrite dans plusieurs Î'/V'''^^^^,^' f^^Pf et admirablement dans le livre de Franco, on accordait la Préf^éjen^^^^^^^^^ ration prétendue secrète fuite par les spécialisles, et on regrettait riue le procédé des Gollot ne fût pas . oniu. Henri IV donna même <; 000 e.-us pour que Pineau allié par mariage à la famille des GoUot et par la possesseur de .on r cret fit un Lurs sur ^opération de la taille au Collèoe ^^9^'^^^^ d'apprendre cette opération à d aulres qui se rendraient ensuite dans diverses
parties du royaume. i „ . n i,\.n»rn V » \i v
(Cette notp est empruntée à I mivr.g,- de Nioaise dans P. hranco. \ . p. ma.
XLVl, I.XVII.)