‹ Une chaire de médecine au 15e siècleChapitre 49 sur 126 · Id · texte numérisé non relu

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ou Jci guérisoii d'une maladie incurable, sa réputation s'étend fort loin. Gatinaria nous raconte que Jean-Matliieu de Gradi ayant guéri un lépreux, le bruit en vint jusqu'en France. Un malade de ce pays accourut à Pavie réclamer les soins du praticien. Malheureusement celui-ci était mort. Le lépreux toutefois trouva dans le successeur de Ferrari un excellent remplat;.ant, car il s'en retourna en bonne santé ayant mangé un plat de vipères'.

S'agit-il d'une consultation, on le prie, on le supplie de se déplacer, d'entreprendre un assez long voyage pour examiner un malade. Parfois, si l'on éprouve de sa part une certaine résistance à quitter élèves et famille, on fait intervenir les influences les plus puissantes. On trouvera d'autre part dans les pièces annexes quelques lettres adressées au duc de Milan par des gens de qualité qui, voulant obtenir une consultation de Ferrari, se servent de l'intermédiaire du prince. Voici deux spécimens de cette correspondance.

De Gênes, 2i avril lioi.

T. I. et Excellent Prince et Seigneur, un des nôtres est si gravement malade, que sa vie nous paraît en grand danger ; aussi avons-nous prié le célèbre docteur en médecine M« J. M. de Gradi, professeur à l'Université de Pavie de venir en hâte donner ses soins au malade, lui promettant les honoraires qu'il jugerait convenables. Comme nous voyons que l'arrivée du J. Malheus tarde plus que nous le voudrions, nous avons décidé de nous adresser à V. A. la priant de vouloir bien ordonner à J. Matheus de se rendre auprès de nous de suite et toute affaire cessante, lui promettant une rétribution équitable.

La famille Spinola de Gênes au duc de Milan, etc.^

1. « Et de usu illarum carnium viperarum recordor guod cum lo. Malheus Gradi curasset qnemdam leprosum, l'amadivulgata fuit usque ad Gailioin, et quidam alius accessit Papiam ut curaretur a lepra et inveniens ipsum inortuum accessit ad me oui exliibui multa remédia : tandem deveni ad exhibitionem talium carnium que laudantur ab omnibus medicinc auctoribus et dixi iili Gallo ul eas caperet, et l'ecit : et quia erat multum avidus curari, accepit de eis in multa quantitate. Cum autem in mane ipsum visitarcm, inveni ipsum cum sevissimis accidentibus et venenosis ita quod timui ne carnes ille ipsum occiderent. Sed quia virtus erat fortis expulit per partes cutis et fa(;ti fuerunt per corpus quasi totum bubones qui tandem devenerunt ad saniem et curatis iliis remansit liberatus. « {Praclica de Mai\coGati- NAHii; Lugd., 1504, p. 173.)

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