‹ Une chaire de médecine au 15e siècleChapitre 50 sur 126 · P. A., XX · texte numérisé non relu

P. A., XX

De Savonc, le G mai 145fi.

Très Illustre et Excellent Prince cl Seigneur, le grand dévouement et la grande fidélité que j'ai toujours eus pour Votre Seigneurie me donnent confiance pour m'adresser à Elle, dans un moment où moi, mes parents et mes amis, les dévoués serviteurs de Votre Excellence, avons besoin d'Elle. Mon très proche parent François Vivaldi que je considère depuis longtemps comme mon propre frère, est gravement malade et aurait besoin des conseils de médecins renommés. Connaissant la grande réputation de Maître Johannes Matheus de Gradi qui professe dans votre illustre ville de Pavie, j'espère qu'avec la grâce de Dieu d'abord et par ses soins ensuite, mon parent pourra recouvrer la santé. Mais Johannes Matheus ne pouvant quitter Pavie pour se rendre à Gênes sans l'autorisation de Votre Excellence, je vous supplie de vouloir bien lui accorder cette autorisation et lui ordonner de partir à Gênes pour soigner François Vivaldi qui est notable, bon citoyen et très dévoué serviteur de Votre Excellence. J'ai grande confiance et bon espoir que Votre Seigneurie voudra bien écouter ma requête et que vos ordres seront exécutés. Je n'ajoute rien à celte lettre sinon que je suis le très dévoué serviteur de Votre Excellence.

Au duc de Milan, de la part d'Ottaviano Vivaldi -.

Le duc (le Milan, de Pavie, etc., à l estimable seigneur et not7'e ami très cher François de Vivaldi, citoyen de Gênes.

Estimable Seigneur et très cher ami, ayant appris 'par l'estimable seigneur Octave Vivaldi, votre parent, la maladie qui vous est survenue et dont nous sommes très affecté, ayant appris aussi que vous désiriez recevoir les soins du célèbre Maître Johannes Matheus de Gradi, pour vous être agréable, et parce que nous désirons vous voir recouvrer la santé nous avons écrit audit M« Job. Matheus qu'il ait à se rendre auprès de vous toutes les fois que vous auriez besoin de ses soins et cela immédiatement, en laissant de côté toutes les autres affaires. Ainsi vous pouvez lui faire connaître votre désir de le voir. Et quant à nous, si quelque autre chose peut vous être agréable vous nous avertirez et nous le ferons volontiers.

Donné à Milan, le 13 mai 1456 '.

\. François Vivaldi fut soigné par Ferrari qui éorivil pour lui une consultation qui figure dans les Consilia sous le n" 106.

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