P. A., xxm
Ail magnifique Cicco de Calabvia, secrétaire du duc de Milan, de la part d'Oitaviano de Vivaldi '.
De Savone, le 21 mai 14rjG.
J'ai reçu hier votre lettre et en même temps une autre lotlro de Notre Illustre Seigneur et Prince par laquelle j'ai appris que le Très Illustre Prince a bien voulu, à ma requête, envoyer à Gênes Maître Johannes Matheus de Gradi,^ qui, par votre intermédiaire, il a donné mission de soigner le noble François, mon parent. Son Excellence a daigné m'offrir son assistance en toute occasion. Mais je n'ai pour le moment aucune requête à lui adresser. Je prie donc Votre Seigneurie de me recommander à Elle, et de la remercier non seulement de ses oflres aimables mais aussi des ordres qu'elle a bien voulu donner pour envoyer ce médecin à Gênes ce qui m'a été très sensible. Rien ne pouvait m'êtrc plus agréable. Je ne pourrai mieux répondre à la bonté et à la clémence de Son Excellence et de Votre Seigneurie qu'en lui témoignant, ainsi qu'à vous-même, l'assurance de mon grand dévouement et de la fidélité que j'ai toujours eus, et que j'ai toujours pour Son Excellence et pour vous-même, etc.
Nous croyons devoir reproduire aussi une des lettres de Ferrari au duc de Milan, dans laquelle il l'informe qu'il a visité et examiné un soigneur, sans doute parent du prince. Cette missive est la première des trois relatives au même malade. On les trouvera dans les pièces annexes.
Au duc de Milan.
Hier, premier jour de mars, presque à l'heure du dîner, je reçus les lettres de Votre Excellence par lesquelles elle m'ordonnait d'aller visiter le magnifique Seigneur Messire Michèle. Immédiatement j'obéis, et sans perdre un instant je me rendis auprès de Sa Seigneurie. Et d'abord, je la réconfortai au nom de Votre Excellence, et aussi en mettant à son service pour lui rendre la santé mes forces et mon savoir. Et maintenant, puisque Votre Excellence désire connaître par mes lettres s'il y a lieu d'espérer la guérison de Mcssire Michèle, je lui dirai qu'il y a déjà vingt-trois jours qu'il est malade et huit qu'il est au lit. C'est ce que m'a affirmé un médecin habile, M'' Gulielmo d'Alexandria, qui l'a tou-