SCENE IV
WOLSEY, seul.
En vérité je suis honteux de ma faiblesse ; mais quel homme serait plus raisonnable que moi? prêt a posséder ou à perdre pour jamais un trésor dont je connais seul tout le prix... car j'ai vu croître et se développer sous mes yeux tant d'attraits, tant de vertus, tant d'heureuses qualités ! ,.' et cette exaltation même que je lui reprZ che parfois ajoute encore un nouveau charme à ce caractère si candide et si naïf... Oui, je l'ai juré, c'est à Jenny que sera unie ma destinée... à elle ou à personne au monde!.. Mais que les instans s écoulent lentement!., cette nuit en rentrant... j'espérais trouver une lettre d'elle que je n'ai pas reçue... (Il s'asseoit auprls de la table.) Est-ce bon ou mauvais signe?., et cette réponse si désirée... (Jetant les yeux, sur la table.) Que vois-je!.. son écriture. . (Lisant.) « A lord Wolsey, à mon bien- » faiteur. » (Tenant la lettre.) Ah ! . . je tremble... (// se lève.) « A mon bienfaiteur. » A quoi bon?., c'est à mon époux... qu'il fallait dire. Allons, lisons... (Il lit la lettre tout bas.) OàeW.. (Il la relit encore.) Elle est décidée à quitter ce château... et à renoncer à mes bienfaits dont, elle n'est pas digne... car elle en aime un autre \..(Aoec colère.)Vn autre!.. Eh ! qui donc?.. (Cherchant à se calmer.) Allons... allons, que vais-je faire? l'accabler de ma jalousie, de mes reproches... m'avilir à ses yeux, moi qui lui demandais de la franchise... Eh bien! elle m'a obéi... elle ne m'aime pas., elle en aime un autre. . .
Air : Un jeune Grec.
Et poarqnoi donc en serais-je irrite' ? Suis-je de ceux qui voulant tont apprendre Vont demandant tout haut la vérité, Et qui plus tard ne savent pas l'entendre ? De cet aven naïf et sans détour,
Mon cœur doit-il lui faire un crime?
Non, non... soyons généreux à mon tonr; Si je n'ai pn mériter son amonr,
BféritOM ae moins ioo «aliaw.