‹ Une chaumière et son curChapitre 7 sur 38 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

JENNY, WOLSEY, dans la chambre à droite, parlant à suit intendant, SARAH.

wolsey. C'estbien, monsieur Jedediah..

arrangez cela comme vous l'entendrez.

(Il entre.)

jenny. Qu'est-ce , milord ?

wolsey. C'est M. Jedediah , mon nouvel intendant, qui vient me parler pour une ferme... mais la voiture est prête , et je pars! je ne reviendrai peut-être que bien avant dans la nuit. (A Sarah.) Qu'on ne m'attende pas! (A Jenny.) Ainsi, mon enfant , à demain ! (L'amenant au bord du théâtre.) Avez-vous déjà commencé vos réflexions ?

jenny. Pas encore !

■wolsey. Je ne suis pas comme vous;, j'ai réfléchi depuis que je vous ai quittée, car lorsque vous étiez là, je ne le pouvais pas , j'étais trop troublé et j'ai vu que tantôt j'avais eu tort , j'avais mal agi.

jenny. Vous , milord !

WOLSEY. Sans doute! Je vous ai demandé une décision , et pour qu'elle soit franche et sincère , il faut que vous soyez libre dans votre choix ; c'est à cela d'abord que j'aurais dû songer, et je m'empresse de réparer mon oubli. ({Lui présentant un papier.) Tenez, mon enfant.

jenny. Quel est ce papier?

WOLSEY. Il assure votre indépendance ; quelque parti que vous preniez , vous pouvez désormais vivre sans moi, vous voilà riche, vous voilà libre

JENNY. C'est trop ! c'est trop , milord !.. je n'accepterai jamais!

WOLSEY. Ne craignez rien; je n'ai pas voulu , par-là , gagner mon juge ; mais seulement remettre à ma pupille la dot qui lui appartient, et dont elle peut disposer.

Al* d'Teh'v.

Si votre choix doit tomber sur un autre, Cette fortune il doit la recevoir , Non de ma main, Jenny, mais de la vôtre , Et de mon cœur si vous comblez l'espoir, Songeant alors h votre indépendance , Heureux et fier , je dirai chaque jour :

Et je dois tout à son amour.

Adieu , Jenny.

(Il s'éloigne.)

SARAH , bas à Jenny. Et vous pouvez hésiter encore ?

JENNY, le rappelant. Milord?...

WOLSEY, revenant vwement. Vous me rappelez !... Avez-vous quelque chose à me demander?

JENNY , baissant les yeux. Non , sans doute ; mais j'aurais voulu vous dire... et je n'ose pas; et puis vous allez partir!

WOLSEY, vwement. S'il en est ainsi, je reste , me voilà à vos ordres !

jenny. Non, je vous en supplie ; ne vous

privez pas pour moi de cette fête ou vos

j amis vous attendent... J'ai besoin d'être

iiGASIN ISEATBAU

seule; je l'aime mieux. Tu peux te retirer, Sarali; et vous, milord , partez! je reste avec le souvenir de vos bontés , de vos bienfaits ! il est des sentimens que ma bouche ne sait , ou n'ose peut-être exprimer. . . mais , si vous le voulez bien, je vous écrirai.

WOLSEY. Quand cela?

jeivny. Ce soir, et à votre retour... ou plutôt demain matin...

WOLSEY. J'aurai votre réponse.

jenny. Oui , milord !

WOLSEY, la regardant avec amour. Adieu!

adieu! Jenny.

(Il sort par le fond. Après qu'il est soiti, Jenny fait un signe à Sarah, qui se retire.)

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