‹ Une cigale au Salon de 1883Chapitre 4 sur 52 · HECTOR LEROUX · texte numérisé non relu

HECTOR LEROUX

U TiBKE A la première heure du soir.

Le Tibre s'écoule en silence ; Son flot est, encor, clair à voir Auprès de l'ombre qui s'avance.

Sur la rive, l'âme qui pense.

Désireuse de s'isoler, Dans un rêve calme s'élance.

Ici, rien ne vient la troubler.

A cette heure mystérieuse, Tout revêt un aspect nouveau ; Rome toute silencieuse Se détache sur le coteau ; Les arbres sont au bord de l'eau, Dans une attitude endormie, Quand la nuit étend son manteau Plein d'ombre et de mélancolie.

LÉON COMERRE

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