HECTOR LEROUX
U TiBKE A la première heure du soir.
Le Tibre s'écoule en silence ; Son flot est, encor, clair à voir Auprès de l'ombre qui s'avance.
Sur la rive, l'âme qui pense.
Désireuse de s'isoler, Dans un rêve calme s'élance.
Ici, rien ne vient la troubler.
A cette heure mystérieuse, Tout revêt un aspect nouveau ; Rome toute silencieuse Se détache sur le coteau ; Les arbres sont au bord de l'eau, Dans une attitude endormie, Quand la nuit étend son manteau Plein d'ombre et de mélancolie.
LÉON COMERRE