‹ Une cigale au Salon de 1883Chapitre 8 sur 52 · RONDEAU REDOUBLÉ · texte numérisé non relu

RONDEAU REDOUBLÉ

En juillet, il n'est plus personne dans Paris, Plus de salons biillants, plus de belles actrices; Au loin, elles s'en Tont promener leurs souris, Leurs amours, leurscliiffons, leurs modes, leurs co

Les wagons passent pleins, emportant des lectrii; Ouc le voyageur suit d'un long regard épris ; Les moindres casinos, promettant des délices. En juillet, il n'est plus personne dans Paris.

On n'y remarque alors, amoureux aguerris, Que des troupiers faisant la cour a des nourrices; Puis aussi des Anglais avec des feutres gris. Plus de salons brillants, plus de belles actrices '.

■ Il fait chaud : il faut fuir, éviter des supplices. Nos mondaines trouvant que l'ombrage est sans prix, Et connaissant ailleurs mille coquettes lices, Au loin, vite s'en vont promener leurs souris.

Sur les plages, luttant de toilettes, de cris. Il se trouve toujours des voix admiratrices Pour venir nous conter tous leurs pas incompris,

i, leurs chiffons, leurs modes, leurs caprices

ENVOI

Oui donc pourrait songer aux billets doux flétris? Cupidon, en voyagre, accourt plein de malices; 11 se met, en riant, dans mille cœurs surpris; Il glisse avec la brise eri les âmes novices En juillet.

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