‹ Une cigale au Salon de 1883Chapitre 9 sur 52 · L'AURORE · texte numérisé non relu

L'AURORE

Déesse du matin, Aurore, tu te lèves.

Les nuages légers, qui rougissent encor, Pour s'être rapprochés de tes beaux cheveux d'or. Paraissent avoir fait, près de toi, de doux rêves.

Le ciel couvre ton corps, avec son manteau bleu, Voyant ta nudité chaste et si virginale ; Il suit d'un œil ravi ta marche triomphale.

Tu laisses sur ta route, un long sillon de feu.

Tu vas, les bras en Tair, t'envolant dans l'espace ; Semblable à l'Idéal, tu ne fais que briller ; Mais celui qui te voit ne peut plus t'oublier. Suivant tout enivré ta lumineuse trace.

BUSSON

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