PRÉFACE
et elle était terrorisée. Elle vint avec nous et, depuis cette époque, ne nous a plus quitté ».
Marie-Yvonne, adoptée par T. Vellard et par sa mère, est à l'heure actuelle une charmante fillette de 10 à 11 ans, intelligente et affectueuse, parlant le portugais et le français, studieuse et, si j'en juge par les photographies que Ÿ. Vellard m'a adressées, jolie. Transplantée dans un mihieu tout nouveau, elle a pu, grâce à la solhcitude intelligente de ses parents adoptifs, s’y adapter sans aucune difficulté et sans que, jusqu'ici, l’hérédité l'ait détournée de cetie wie civihisée où le sort la conduite.
Sans un accident imprévisible, cette fillette vivrait actuellement la vie précaire et primitive dont Ÿ. Vellard nous donne un saisissant tableau. Tout permet de croire qu'intégrée en pleine civilisation, elle y tiendra son rôle comme femme, avec . le même bonheur qu’elle l’a tenue jusqu'ici.
Ÿe livre ce fait aux méditations de ceux qui croient à l’iné-
galité irréductible des races et aux lois imprescriptibles de l’hérédité. À lui seul, il suffit à donner au beau livre de T. Vellard une valeur humaine, qui doit lui assurer le succès qu’il mérite à tant d’autres titres.