‹ Une civilisation du mielChapitre 33 sur 41 · UN JEUNE ENFANT GUAYAKI · texte numérisé non relu

UN JEUNE ENFANT GUAYAKI

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La céramique chez {es indiens

ee Guaycurus

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Plata ot ustensiles divers

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Différentes pièces de Céramique des Indiens Guaycurus. Bodoca : Arcs et flèches utilisés plutôt comme jouets par les enfants.

Bolas dont se servent les Indiens pour la prise de certains animau:

Dessin de Rivarseza

Ornements divers, (Colliers, Bracelets, Pendeloques,

Pendants d’Orcilles, fabriqués par les Guaycurus avec de

la nacre, des griffes et des dents d'animaux sauvages, ct aussi avec des semences de certaines plantes.

AIXX THONVIA

est assez long avec le ventre fort ; la musculature, tout en étant bien développée, atteint rarement la puissance de celle des Guayakis ; les os sont gros. Le teint, brûlé par le soleil des potreros, est foncé. |

Les jeunes femmes ont une tendance à l’embonpoint, quelques-unes sont assez jolies ; leur taille est cambrée, les fesses saillantes et les seins en pis de chèvre, comme chez toutes les indiennes. Elles vieillissent vite après la maternité, précocement fatiguées par leur mariage hâtif avant la puberté, malgré les quelques règles limitant les premiers rapports entre époux.

Les Mbwihas sont d’habitude fort sales ; leur corps porte souvent des ulcérations, des cicatrices oinbrelees. : beaucoup souffrent d’ophtalmies et les civilisés leur ont apporté la syphilis et la tuberculose.

Ces caractères, insuffisants à eux seuls pour permettre des conclusions formelles, montrent cependant de nombreux points de contact entre les Guayakis et les Mbwihas ; ces derniers, malgré des mélanges déjà anciens avec d’autres races et même avec des métis paraguayens, ont gardé certains traits les rapprochant plus des Guayakis que des autres groupes guaranis.

Bien que parmi les Mbwihas la plupart des hommes comprennent et parlent assez couramment le guarani usuel du Paraguay, ils ne se servent entre eux que de leur dialecte propre, le seul langage compris et parlé par beaucoup de femmes.

Ce dialecte est un guarani très pur, caractérisé surtout par sa prononciation bien plus douce, plus chantante que celle du guarani courant, l'emploi d’un grand nombre de mots, de formes, de tournures et d’expressions anciennes qui ne sont plus employées aujourd’hui dans les autres dialectes guaranis du Paraguay mais qui étaient en usage à l'époque des Réductions des Jésuites, et. . par un système de numération très spécial.

Au premier abord ces caractères le rendent difficile à comprendre pour un guarani étranger quand 1l est parlé à une vitesse normale par les indiens. Aucun de mes péons para-

Langage.

guayens, dont la langue principale, et pour beaucoup la langue unique, était le guarani, ne pouvait saisir entièrement une conversation entre deux Mbwihas ; en faisant répéter lente- ment les phrases ils arrivaient à en comprendre le sens général, mais de nombreux mots leur échappaient encore.

Quelques-unes de ces expressions archaïques, particulièrement caractéristiques, tels les noms donnés aux félins, ceux de certains objets spéciaux, les termes pour désigner la manière d’allumer le feu ou le travail de la sparterie, et d’autres encore, sont communs aux Mbwihas et aux Guayakis indiquant une parenté étroite des deux langages.

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