‹ Une clinique Grecque au Ve siècleChapitre 4 sur 9 · Saglio, Dict. des Antiq., articles Morio, Nanus · texte numérisé non relu

Saglio, Dict. des Antiq., articles Morio, Nanus

MONUMENTS ET MÉMOIRES

vertu prophylactique et détournaient les mauvaises influences1. Le musée de Boston possède une amphore à figures rouges, où l'on voit, derrière un éphèbe drapé qui marche vers la droite, un nain barbu tenant par le collier un gros dogue : la physionomie de ce dernier offre une très grande analogie avec celle de l'esclave de notre

médecin2.

Le vase Peytel complète donc de la façon la plus heureuse les monuments déjà connus qui se rapportent à la médecine grecque. Je ne peux citer qu’un autre vase dont le sujet se rapproche de celui que nous venons d'étudier; et il lui est bien inférieur comme œuvre d'art. C’est un cratère à figures rouges, de style négligé, déjà signalé par le D1 C. Lambros dans son mémoire sur l’emploi des ventouses chez les Anciens3. Il se trouve aujourd hui au musée d Athènes 4, où M. Gabriel Leroux a bien voulu l’examiner pour moi. C est d’après ses renseignements que j'en ferai la description. Comme la vignette publiée par M. Lambros n’était qu’un croquis sommaire et ne donnait qu’un des côtés du vase, nous avons cru bon de reproduire ici le cratère sous ses deux faces (pi. XV'

Cratère à figures rouges en forme de cloche. Hauteur du vase, om,234 ; largeur à l'embouchure, om,25i. Guirlande de laurier autour de l’embouchure. Grecque au bas de la panse ; au-dessous des anses, palmcttes d’un style négligé. Dessin au trait noir, d’une exécution rapide et lâchée. Pas de retouches blanches ni rouges. — A. Scène a quatre personnages. A gauche, un athlète est debout, vu de face ; il a la figure entourée d’un bandage ; il lève le pied droit dont les doigts sont également entourés d’une bandelette et il y porte la main droite. Près de lui, à droite et tournée de son côté, une femme est debout, vue de profil : elle est drapée et tient de la main gauche une sorte de longue branche de feuillage. De la main droite elle tend un aryballe avec des bandelettes5 ; derrière elle on distingue un petit terme à tête

1. Pottier et Reinach, Nécropole clc Myrina, p. 466 et suiv. Cette croyance semble avoir existé déjà dans l’Egypte préhistorique; J. Capart, Les Débuts de l’Art en Égypte, p. i03, 1 66, 2i4-

2. E. Robinson, Catalogue of greek, etrusc. and rom. vases, Roston, i8q3, p. 1 56, n° 426, avec vignette.

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