‹ Une colonie féodale en Amérique [microforme]Chapitre 25 sur 63 · COI · texte numérisé non relu

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entreprise O e début de moires en € que tous les encore nais dans mon ei

On y voy:

toutes les fé ticulier ; elle de beautés tout embarr

cette belle, jen durant

qui ne donn me prévoyait elle ne voula heureuse qu Qu'est-ce :

fées? C’est n l'État, nos sance de la rouvé l’art avante, d’è jue tous no Bt nos desir:

C'est trof puissance di aut d’abort un. Ilya Bunc repré peine de f

ts et entreprise ou même d’une réforme, nous l’entourons dès Je début de tant de combinaisons, de systèmes, de méère, moires en conseil et de rapports discutés à l'assemblée, aite; Mfque tous les consultants, réunis autour de cette affaire mais MMencore naissante, me rappellent un vieux conte appris tion dans mon enfance :

poli. On y voyait, groupées près du berceau d’une princesse, ‘mes toutes les fées du pays : chacune lui apporte un don pare ce fticulicr; elle devient aussitôt douée de tant de qualités, ew- ide beautés et de richesses, que la pauvre enfant en est oses tout embarrassée; d’autant plus embarrassée, qu’au mioute lieu de leurs bavardages, les fées ont oublié de la doter plus d'un peu de bon sens. Alors parait une vieille fée, qui ne une ui donne rien, mais qui lui porte malheur! De facon que

pré- cette belle, riche et adroite princesse ne peut réussir à étifs ien durant sa vie. Pourquoi? Parce que cette vieille fée tles Miqui ne donne rien représente la nécessité, que la princesse

ne prévoyait jamais, et les forces majeures, avec lesquelles

ts et Miele ne voulait pas compter ; aussi fut-elle non moins mal-

faut heureuse que richement dotée.

trer BR Qu est-ce donc que cette belle fille, si bien douée par les

O0, fees? C'est notre société; et ces fées? Ce sont nos hommes sur l'État, nos savants et nos sophistes. Quant à l’impuisdé jance de la princesse, c’est la nôtre, à nous qui avons en rouvé l’art, au milieu d’une civilisation si riche et si ion avante, d’être tous inquiets, aigris et mécontents, parce but jue tous nous avons surexcité à l'excès nos conceptions pas El nos désirs.

où C'est trop d’ambition, en effet, que de croire à la touteire puissance de la richesse, de la science et de la beauté; il a aut d'abord qu'elles aient l’humble respect du sens comus nun. Il y a deux nécessités qui dominent toute existence :

une représente les choses qui doivent être faites, sous ne peine de faiblir et de déchoir; l’autre représente les

choses qui ne doivent ou ne peuvent pas être faites, sou peine d’excéder et de se rompre. Nous gravitons toute ki vie entre ces deux séries, comme entre deux murailles, Dans cet espace limité, Dieu nous laisse agiter librement nos efforts; mais nos faiblesses, non plus que nos excès, ne peuvent les franchir impunément.

Aussi notre présomption, qui nous sert quelquefois nous perd le plus souvent, dans nos procédés comme dan: nos pensées, Il n’est pas si vulgaire projet, si mince con ception qui ne se gonfle, en nos mains, comme la grenouille; nous échafaudons autour d'eux vingt théorie: scientifiques et trois systèmes de philosophie, avant d’avoir

entamé l’œuvre; s’il était possible, on mettrait ce plan ik

l'urgence, parmi les affaires du monde entier! Projet boursouflés, qui très-souvent crèvent avant maturité, quand ils n’ont point avorté en naissant.

Cela frise déjà le ridicule ; mais ce qui passe les bornes, c'est que nous ne pouvons pas admettre que l’on fast autrement, et lorsque nous rencontrons un esprit simple et droit, qui a pensé ou agi sans y mettre tant de céri.

monie, nous reconstruisons malgré lui la théorie quil

aurait dû faire, et à laquelle il n’a pas songé.

C’est précisément pourquoi nous comprenons mal k passé. Nos anciens n’agissaient point de la sorte : pauvre qu’ils étaient, ils visaient tout de suite le nécessaire por subvenir à la force majeure du besoin qui les serrait ; ik tâchaient d'y pourvoir simplement, et sans prétendre i changer l’axe du monde; ils savaient accepter, sans & créer d'illusions, la nécessité, contre laquelle certes il fa apprendre à lutter, mais que l’on ne surmonte avec fru qu'en sachant quelquefois, devant une force divine, si cliner à propos ‘. Mais pour nous, cela renverse nos hal}

1 Voir le chap. 1v, p. 156, 157, 158.

Auaient agi

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