LA SEI
Le fo peu esc le Pen 1625, u les Ang td ce par Raz considé authent à laquel et com d'établi de la tr:
« COTPS «une ] « pierre « d'elle «en ba «a une « gauch
1 Remi (Beamish
Le fort de Pentagoët avait été bâti sur une hauteur un peu escarpée qui domine l'embouchure du petit fleuve le Penobscot; Latour, le premier, y construisit, vers 1625, un poste commercial et palissadé, qui fut pris par les Anglais, puis repris en 1632 par les Français; plus tard ce poste ayant été reconstruit et fortifié avec soin par Razilly et par d’Aulnay, il devint un des forts les plus considérables du nord de l'Amérique. Une description authentique qui date précisément de l’année 1670, époque à laquelle nous sommes parvenus, nous a été conservée ", et comme elle donne une idée très-exacte de ce genre d'établissements, nous croyons qu’il n’est pas sans intérêt de la transcrire ici :
« En entrant dans le fort sur la gauche, on trouve un « corps de garde long de 15 pas sur 10, et sur la droite “une maison de même longueur et largeur, bâtie en « pierres taillées et couverte en bardeau; et au-dessus « ’elle est une chapelle d'environ 6 pas sur #4, couverte «en bardeau, bâtie en terre, avec une petite tour où il y «a une petite cloche, pesant environ 18 livres. Sur la « gauche en entrant dans la cour, il y a un magasin à
! Remise du fort de Pentagoët le 5 août 1670. — Procès-verbal. (Beamish, page 1#7.)
« deux étages, bâti en pierre et couvert en bardeau, ayant « environ 36 pas de long et 10 de large; ce magasin est « très-vieux et a besoin de beaucoup de réparations; au- « dessous est une petite cave où il y a un puits; sur l'auuwtre côté de ladite cour, à droite en entrant, est une « maison de même longueur ét largeur que le magasin, à « moitié couverte de bardeau, et sans couverture sur le « reste,
« Il y a sur les remparts 3 canons de 6 livres, 2 de «4 livres, 2 de 3 livres, et sur une petite plate-forme « aboutissant à la mer, en dehors du fort, 2 canons de «8 livres; en tout, 12 canons de fer pesant ensemble « 21,122 livres, — Plus, dans le fort, 2 pierriers sans leurs « chambres, pesant 1,200 livres. — Les roues et affüûts « sont quelques-uns neufs, d’autres vieux. — Plus 200 bou- « lets de fer.
« Enfin, à 30 ou 40 pas dudit fort, il y a au dehors une « petite maison de 20 pas de long sur 8 de large, bâtie « en planches et à moitié couverte en bardeau, qui ne peut « servir qu'à loger le bétail; à 50 pas de cette maison, il «se trouve un jardin carré entouré de pieux, qui ren- « ferme 509 à 60 arbres à fruit. »
Ce fort possédait une importance notable à cause du commerce des fourrures; il formait en outre une avancée redoutable à l'ouverture de la baie Française, d’où les Anglais pouvaient surveiller les navires français qui pénétraient dans ces parages; tandis que les Français, quand ils l’occupaient, dominaient et menacaient, de ce poste, la navigation déjà très-considérable 4 wnents de la Nouvelle-Angleterre.
Il était donc précieux pour l’une et i autre nation, qui se le disputaient avec un certain acharnemeut; mais il était particulièrement utile aux Français, parce qu’il formait une tête de chemin entre le Canada et l’Acadie : le
LA
bassin rieur
cuit LR affluen la hau
min d
penda où il q monta
plein les tra voir, | sortir deinen yen a guait | En vers l done facile peau cet ép youre autre:
ment douz:
deau, ayant Magasin est rations; au- 8; sur l'aunt, est une Magasin, à ‘ture sur le
Lvres, 2 de late-forme canons de L ensemble s sans leurs ss et affûts 18 200 bou-
lehors une rge, bâtie qui ne peut maison, il
qui ren-
cause du e avance d’où les qui pénéis, quand ce poste, nts de la
tion, qui : mais il qu'il foradie : le
bassin du Penobscot communiquait en effet dans l’intérieur avec celui du Kennebec, par le portage de Kidiscuit !, et, en remontant la rivière Kennebek et un de ses affluents (aujourd'hui Moose-River), on parvenait jusqu’à la hauteur du bassin supérieur de la rivière Chaudière, que l'on gagnait par un nouveau portage, et par laquelle on descendait jusque dans le fleuve Saint-Laurent, à peu de distance de Québec, Cet ensemble de voies de commu nication était connu dans le Canada sous le nom de chemin de Kennebec.
Du haut des plates-formes du fort, on pouvait suivre pendant longtemps le cours du Penobscot jusqu’au point où il quittait la forêt sauvage qui l’ombrage en avant des montagnes; ce chemin de Kennebec, dont le Penobscot formait la première étape, était un chemin malaisé et plein de périls, qui n’était généralement pratiqué que par les trappeurs et par les sauvages; cependant on pouvait voir, le 5 août 1670, toute une flottille de canots d’écorce sortir des sombres voûtes de la forêt et descendre rapideinent le cours du fleuve; on put bientôt les compter : il yen avait douze et, parmi les rameurs sauvages, on distinguait les uniformes mordorés d’officiers européens.
En s’approchant de Pentagoët, ces canots infléchirent vers le fort et vinrent s’atterrir sur ses battures : c'était donc là le but de cette petite expédition. Il eût été déjà facile de reconnaitre les uniformes français, mais le drapeau hissé sur le canot major ne laissait aucun doute à cet égard. Il en descendit un officier supérieur, homme vigoureux et entre deux âges, qui était accompagné de quatre autres officiers d’un grade moins élevé; un petit détachement de vingt-cinq soldats prit terre avec eux, ainsi qu’une douzaine d’engagés; une partie des sauvages se Joignit
Lettre de M. de Grandfontaine (Archives).
à ce petit groupe, les autres demeurèrent dans les canots,
Les uniformes étaient fatigués et même un peu lacérés, mais la mine des hommes était fière, leur démarche ferme et assurée, et ils montèrent vers le fort en déployant le drapeau parlementaire ; ils furent hélés à mi-côte par une sentinelle vêtue de loques rouges et accroupie dans le jardin enclos de palissades ; un sergent se détacha et s'étant abouché avec l’homme aux habits rouges, celui-ci quitta son poste et courut vers le fort. On en vit bientôt sortir un officier accompagné de deux soldats, lequel, après avoir échangé quelques mots avec l'officier français, le salua profondément et le guida avec toute sa troupe vers la porte principale ; là tout le monde fit halte, l’officier du fort fit de nouveaux saluts, rentra dans l’intérieur, et en ressortit bientôt avec une douzaine de soldats habillés comme la sentinelle, quelques sauvages à peu près nus, et un autre officier plus âgé que lui, qui portait à la main une liasse de papiers et un trousseau de clefs.
Ce dernier s’approcha du chef des Francais, qui exhiba un parchemin dont on donna lecture; il l’écouta attentivement, après quoi il ordonna à ses hommes de présenter les armes et il remit à l'officier supérieur ses clefs et ses paquets; un tambour français battit aux champs, et les soldats firent une décharge de mousqueterie, pendant que les officiers rentraient ensemble dans l'enceinte.
C'est ainsi que Je fort de Pentagoët fut remis par sir Richard Walker à M. de Grandfontaine, envoyé par le gouverneur du Canada pour reprendre possession de l’Acadie et de ses dépendances, conformément au traité de Bréda, conclu trois années auparavant entre Sa Majesté Très-Chrétienne et le roi d'Angleterre ; vingt-deux jours après, M. de Grandfontaine entrait également dans le fort de Jemsek'.
1 Beamish. — Moreau,
capitai Poitou distinc nada.
contre venait [L avai plus Je leur d aventu tenant capitai Tou Canadi ion pi enviro!
com pa compa de Cat Grand mais € tous le et fou naisse
lu, lieuten régime prendi de Jer aura | donne
Regis
CS Canots.
u lacérés, che ferme ployant le e par une ns le jaret s'étant i-Ci quitta atôt sortir près avoir salua prola porte u fort fit ressortit omme la un autre liasse de
ui exhiba (a attende préses clefs amps, el pendant te, s par sir r le goul’Acadie > Bréda, ès-Chrés, M. de "msek'.