‹ Une Colonne dans le Soudan français (1886-1887) (volume 2)Chapitre 17 sur 24 · DA.TSS · texte numérisé non relu

DA.TSS

Ira COLONNB.

!• COLOMNK.

20 décembre.

Pounégni.

Kaparta.

Soutouta.

Kérarané ?

Pétéboki.

Dianna.

Sansanding (riye gauche).

Goulango.

Dalafine.

Niossonko.

Sanonndi.

Dianna.

Mes ordres étaient pressants pour que les deux colonnes opérassent de manière à prendre leurs positions de combat à l'ouest et au sud de Dianna dans la matinée du 25 décembre.

Le 22, la 4'* colonne laissait son bivouac de Kaparta. Le marigot du même nom, qui est une branche du Niériko, le plus important affluent de la Gambie, était rendu praticable à Tartillerie par les soins de la section du génie. Pour faciliter le passage, de grands feux furent allumés des deux côtés du marigot, et éclairèrent la chaussée.

A compter de ce jour, en raison de la proximité de l'ennemi, toute sonnerie fut supprimée dans le camp.

L'avant-garde arrive en vue du marigot de Soutouta à 8 h. 45 du matin. Le marigot, à fond vaseux, à berges raides, présente une profondeur d'eau de 1 mètre; la construction d'un pont est nécessaire pour faire passer la colonne. La cavalerie auxiliaire et le gros des spahis s'arrêtent, tandis que les hommes de pointe longent rapidement le marigot à droite et à gauche pour explorer les rives. Les premiers cavaliers qui tentent le passage, voient leurs chevaux s'enfoncer dans la vase et s'abattre. Les deux premiers cavaliers auxiliaires rendus sur l'autre rive, vont reconnaître le village, situé à un kilomètre environ du marigot. Ils reviennent au galop, annonçant que Soutouta est occupé, contrairement aux renseignements donnés. Toute la cavalerie auxiliaire et les spahis mettent pied à terre et franchissent le marigot. J'envoie, pour soutenir la cavalerie, la 3® compagnie de tirailleurs, et je donne Tordre à la section de 80°^°* de se tenir prête à entrer également en ligne au premier avertissement.

L'avant-garde, ayant franchi le marigot, se porte en avant à travers les hautes herbes très épaisses ; quelques coups de feu partent du village et blessent légèrement deux hommes, mais la

cavalerie enveloppe le sagné au galop» tandis que les tirailleurs envoient quelques feux de salve au milieu des cases; les défenseurs, intimidés, n'attendent pas l'approcbe de nos cavaliers et s'enfuient dans les bois. Les auxiliaires et spahis se lancent à leur poursuite. Les bois sont tellement épais, qu'ils ne peuvent capturer qu'une douzaine de fuyards, captifs laissés par le marabout à Soutouta pour récolter les grains qui n'avaient pu être encore ramassés.

Pendant ce temps, un pont est jeté sur le marigot, et la colonne prend sa formation de bivouac en carré sur la rive droite.

Les prisonniers fournissent quelques renseignements. D'après eux, le marabout était informé de la marche de la 3® colonne, qu'il comptait attaquer avec toutes ses forces, mais il ignorait encore la marche de la l'a colonne.

renvoyai une nouvelle lettre au commandant Yallière avec un renfort de IS cavaliers et de 100 piétons auxiliaires du Bondou. Je lui confirmais que le front d'opérations des deux colonnes, le 24 décembre, serait Sanoundi — Pétéboki, et je l'informais que la l'« colonne coucherait à Soutiou-Omar-Giré la nuit suivante.

En même temps, je débarrassais la 1'» colonne de son convoi administratif, en complétant les vivres de réserve des hommes et animaux et en chargeant le reste sur la tête de 80 porteurs, pris parmi les hommes du Bondou. Le convoi reçut l'ordre de faire retour sur Pounégui, de s'y charger à nouveau et de venir ravitailler les deux colonnes au premier ordre donné.

Le 23 décembre, la 1'" colonne passe la journée au village de Ganguiliel, abandonné depuis le matin seulement. Une reconnaissance va à la recherche de l'eau et annonce que la colonne pourra pousser jusqu'à Soutiou- Omar-Ciré. Elle lève le bivouac de Ganguiliel à quatre heures, et prend son campement de nuit au point indiqué. Elle est accompagnée dans sa marche par de grands feux, qui s'allument au loin et qui, d'après les guides, ont pour objet de signaler notre approche. Avant de quitter Ganguiliel, j'adresse une nouvelle lettre au commandant Yallière^ pour lui confirmer à nouveau les nouvelles déjà données. En pays hostile, on ne saurait prendre trop de précautions pour assurer la bonne transmission des nouvelles.

(ïalliCBi. i

Le 34 décembre, la colonne reprend sa marche sur Pétéboki, pour exécuter le mouvement tournant qui devait la conduire à l'ouest du tata de Dianna* Le pays est toujours aussi boisé ; les sentiers sont de moins en moins tracés* Les guides sont indécis. Les menaces les effrayent et semblent leur enlever toute mémoire. Au moment de dépasser Soutiou-Séga, ils perdent le chemin, et la cavalerie allait partir au loin en reconnaissance, quand le bruit du canon se fait entendre très distinctement vers Test. Sachant que les intentions du marabout étaient d'attaquer la â« colonne avec toutes ses forces, obéissant, d'ailleurs, au principe militaire bien connu, je donne l'ordre de marcher droit au canon. Les spahis et cavaliers auxiliaires, dirigés par le capitaine Fortin, attaché à Tétat-major de la colonne, partent en avant, avec ordre d'apporter des renseignements sur la situation et de préparer l'entrée en ligne de la i'« colonne, si la â* colonne avait eu à livrer une action générale contre les forces de Mahmadou^Lamine. La colonne suit un sentier à peine tracé dans les bois, s'arrête quelques heures à Goûta pour laisser un peu souffler hommes et animaux, reprend sa marche à quatre heures et arrive k la nuit à Sanoundi, où elle fait sa jonction avec la 2« colonne.

La 2« colonne avait quitté la Falémé le 21 décembre pour se diriger sur Dianna. Les marches exécutées sont consignées dans le tableau ci-dessous :

tious

Hiuais

LOIIAOBDB

VÀTBS.

POINTS DK DJPABT.

«Itis D^iTATSa.

de départ.

d^Airlvée.

des étapes.

24 déc.

Sansanding.

Goalanko.

22 kil.

GoaUnko.

Dalafine.

Dalafine.

Bakolako.

Bakolako.

SanoaDdi.

Sanoondi.

ti 46

Diaana.

L'absence de guides, l'incertitude du commandant Valliêre au sujet de la marche de la !'• colonne, qui pouvait être modifiée par les retards causés par le franchissement de la Falémé, troublèrent seules la marche jusqu'à Saroudian. Partout, les villages

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